Les soldats, nés à Mussy et morts au combat
dont le nom ne figure pas sur le monument aux morts


Dix-sept soldats, nés à Mussy ne figurent pas sur le monument aux morts alors qu'ils ont été tués au combat ou sont morts des suites de leurs blessures au cours de la grande guerre.Voici les informations les concernant. Pour certains soldats, les raisons de leur absence sur le monument est claire et logique. Pour d'autres, leur absence reste sans réponse. Six soldats (Clément Mazard, Pierre Mazet, Antoine Grenouilloux, Louis Bravard, Jean-Marie Portra et Ustazad Elie Boursaud) sont nés pendant que leur père travaillait à la construction du viaduc ferrovière de Mussy. Leurs familles sont reparties dès la fin du chantier. Pour dix autres, la famille avait quitté Mussy entre 1890 et 1905 pour chercher du travail ou s'installer ailleurs (dans le Rhône, à Roanne, Gueugnon ou à La Clayette et Chauffailles). Seul François Labarge résidait à Mussy au début de la guerre.

Clément MAZARD
Pierre VERCHERE
Joseph CORNELOUP
François Auguste LABARGE
Jean Marie VERCHERE
Pierre Marius MAZET
Joanny COLIN
Jean Philémon LIVET
Antoine GRENOUILLOUX
Louis Joseph Désiré BRAVARD
Félix COLOM
Jean Marie PORTRA
Antoine Auguste COLOM
Vincent VOUILLON
Jean Marie AULAS
Joseph MARTIN
Ustazad Elie BOURSAUD


Clément Mazard a été tué à l'ennemi lors des combats pour la défense d'Albert (Somme) le 29 septembre 1914. Il était sapeur dans le 6ème régiment de génie (compagnie 11/1). De la classe 1913, il avait été recruté à Brest. Il était né le 1er février 1893 à Mussy sous Dun, fils de Paul Mazard Terrassier et d'Anna Bissot, couturière. Son père travaillait sur le chantier du viaduc au moment de sa naissance. On retrouve la trace de Clément Mazard à Lorient (Morbihan) où il résidait au moment de son incorporation. Son acte de décès a été transcrit à Lorient. Son nom ne figure pas sur le monument de Mussy, ce qui n'est pas choquant, la famille Mazard n'ayant fait qu'un court séjour au village. Le soldat est par contre aussi absent du monument aux morts de Lorient. Il repose au carré des bretons dans le carré militaire du cimetière d'Albert. Nous n'avons pas d'information sur le 6ème régiment de génie pour le moment.

Pierre Verchère a été tué à l'ennemi à Nieuport en Belgique le 17 décembre 1914. Il était soldat de 2ème classe au 157ème régiment d'infanterie comme son frère. De la classe 1903, il avait été recruté à Roanne. Il était né au hameau de la roche à Mussy le 18 novembre 1883, fils d'Antoine Verchère, Tisserand et de Françoise Petit, Tisseuse. La famille Verchère a quitté Mussy dans les années 1890 pour s'installer et travailler dans l'agglomération roannaise. L'acte de décès de Pierre Verchère a été transcrit à Riorges et son nom est sur le monument aux morts de cette commune.
Quelques informations sur le 157ème Régiment d'Infanterie : en 1914, le régiment est en casernement à Gap, Barcelonnette, Saint-Vincent et Tournoux. Il est constitué de 4 bataillons, puis 3 à partir de juin 1916.
1914 :le régiment assure la garde des Alpes (début août). Il participe aux opérations d'Alsace fin août (Dannemarie, Aspach, bois de Kaderech, bois d’Anglemont), au plateau de Ste Barbe, au col de la Chipotte, à Raon l’Etape, au combat de Pierre-Percée et de la Halte (vers St Mihiel), puis entre septembre et novembre au bois de Raulecourt et de Géréchamp (Xivray), à Bouconville, au bois de Besombois, à l'étang de Wargévaux. Au mois de novembre, le régiment est divisé en 2 parties : les 2e et 3e bataillon reste à Bouconville jusqu’en janvier1915. Les 1er et 4ème bataillons participent à la bataille des Flandres en Belgique (Boezinge, Dickebusch, Saint Eloi, Elverdinghe, Nieuport, La Grande Dune, Villa Crombez) jusqu'à la fin décembre.
1915 : opérations dans la Woëvre de mars à septembre (Bois de Mort-Mare, Flirey puis Rambucourt, bois de Besombois).
1916 : bataille de Verdun en mars et avril (Bois de Malancourt, réduit d’Avocourt). En juin 1916 le 4ème bataillon est versé au 210ème régiment d'infanterie. Le régiment est dans les Vosges de juin à novembre (La Chapelotte, Celles, Moyen-moutiers). Le régiment embarque de Toulon à Salonique sur le Canada et le Lutétia à la fin 1916.
1917 : opérations en Albanie en février et mars (Koritsa, Ersek puis la région des lacs – Prespa), puis en Grèce en juin et juillet (Loutraki, Athènes), puis à Monastir (Serbie) de septembre 1917 à avril 1918).
1918 Le 20 janvier 1918, les officiers et hommes de troupe des classes 1898 et 1899 du 38e régiment d’infanterie territoriale intègrent le 157ème régiment d'infanterie. Le régiment est en Albanie en mai et juin (Pogradet) puis à nouveau à Monastir et au nord de Monastir en septembre (le piton Rocheux, Veles, Prilep) puis va participer à la poursuite en Bulgarie.

Joseph Corneloup est décédé des suites de blessures de guerre à Thann (Alsace) le 7 janvier 1915. Il était soldat au 297ème régiment d'infanterie. De la classe 1905, il avait été recruté à Macon. Il était né le 14 février 1885 aux Forestiers à Mussy sous Dun, fils de Jean-Marie Corneloup, cultivateur et de Marie Gautheron. Curieusement, son décès a été transcrit à Langres (Haute-Marne). Son nom est sur le monument aux morts de La Clayette.
Quelques renseignements sur le 297ème Régiment d'Infanterie (RI) : en 1914, le régiment est en casernement à Chambéry. Il est constitué de deux bataillons, puis trois en juillet 1915 avec l'adjonction d’un bataillon du 357ème RI. Le régiment fait partie de la 129ème Division d'infanterie de juin 1915 à novembre 1918.
1914 : frontière Italienne d'août à septembre (Bourg St Maurice, Modane ; Lorraine (Domèvre, Blâmont, La Mortagne, Cirey sur Vezouze de septembre à décembre) ;
1915 : Alsace (Steinbach, Sandozwiller en janvier et février puis  Gérardmer, Le Gaschney en mars, attaque du Sillacker en mai, La Fontenelle en juillet et Le Linge en août et septembre) ; bataille de Champagne (Epine de Védégrange du 27 septembre au 7 octobre) ; Vosges (Corcieux en novembre et décembre) ;
1916 : Vosges (Bruyères de janvier à mai) ; Verdun (côte de Froideterre, bois Navé en juin, bois le Prêtre de juillet à octobre) ; Somme (Biaches, La Maisonnette en décembre) ;
1917 : Somme puis Chemin des Dames (Epine de Chevrigny en juin et juillet et Vauxaillon en août) ; Aisne (La Malmaison, bois 160 en octobre) ; Nord (Cambrai en novembre et décembre). Des soldats du 44ème RIT furent affectés au 297ème RI en juin 1917 ;
1918 : Flandres (Le Scherpemberg, Le Kemmel, Butterfly en mai) ; Oise (Courcelles, plateau de Méry, Mortemer  puis Boulogne la Grasse et le moulin de Conchy-Les-Pots Ecuvilly, Guiscard de juin à août et Fresnières le 19 août) ; Lorraine (Arracourt en octobre et novembre).
François Auguste Labarge est mort des suites de ses blessures à Gray (Haute Saône) le 7 janvier 1915. Il était soldat de 2ème classe à la 4ème compagnie du 27ème régiment d'infanterie. De la classe 1897, il avait été recruté à Mâcon. Il était né le 22 avril 1877 au hameau de la Combe à Mussy sous Dun, fils d'Antoine Labarge, propriétaire cultivateur et d'Antoinette Lavenir. Nous ignorons où son décès a été transcrit. Il était domicilié à Mussy. Son nom est sur le monument aux morts de Chauffailles.
Quelques informations sur le 27ème Régiment d'Infanterie : en 1914; le régiment est en casernement à Dijon. Il est constitué de 3 bataillons.
1914 : le régiment se bat en Lorraine en août (Charmes, Embermesnil, Fraimbois) en participant à la bataille des frontières (Herbeviller, Hablutz, St Georges, Foulcrey, Hesse, crête de Dolving, trouée de Charmes jusqu'au début septembre, puis à Rozelieures, La Mortagne, Vallois, Moyen, Seranville, à la Mare aux Vaches, St Mihiel, Sainte Menehould, Gizaucourt,  Apremont jusqu'à la fin septembre. Le régiment est dans la Woëvre en novembre et décembre (Vaux lès Palameix, bois Bouchot, bois des Chevaliers, bois Baugny).
1915 : le régiment est dans les Hauts de Meuse de janvier à septembre (Bois d’Ailly, forêt d’Apremont, saillant Beaulieu, opérations d'avril en Woëvre à Saint-Mihiel). Il est ensuite en Champagne de septembre à décembre (Somme Tourbe, cote 203, trou Bricot, Butte de Tahure, ravin des Mures).
1916 : de janvier à juin, le régiment est à Saint Mihiel (bois Brûlé, bois de la Louvière), puis participe à la bataille de Verdun en juillet et août (bois de Vaux–Chapitre, ravin des Fontaines), se retrouve en à Reillon et Veho en septembre. Le régiment rejoint le front de la Somme où il stationne de décembre à janvier 1917 (Villers-Carbonnel, Dompierre, Belloy en Santerre).
1917 : le régiment est en Argonne de la fin janvier à avril (La Harazée, La Biesme) puis sur la Marne en avril et mai (Mont Blond, Cornillet, bois de la Grille). Il se trouve en Champagne de juillet 1917 à juillet 1918 (Maison de Champagne, main de Massiges, mont têtu, ravin de l’étang, Ville sur Tourbe).
1918 : le régiment participe à la 2ème bataille de la Marne jusqu'en septembre (Sapicourt, Branscourt, La Vesle) puis combat à nouveau en Champagne en septembre et octobre (moulin Cuissat, Prouilly, Marzilly, Hermonville, moulin de Loivre, ferme du Luxembourg, Orainville, Avaux, ferme du Tremblot).
Jean Marie Verchère a été tué à l'ennemi à Flirey (Meurthe et Moselle) le 5 mai 1915. Il était soldat de2ème classe au 157ème régiment d'infanterie. De la classe 1902, il avait été recruté à Roanne. Il était né au hameau de la roche à Mussy le 7 juillet 1882, fils d'Antoine Verchère, Tisserand et de Françoise Petit, Tisseuse. La famille Verchère a quitté Mussy dans les années 1890 pour s'installer et travailler dans l'agglomération roannaise. Son acte de décès a été transcrit à Roanne et son nom figure sur le monument aux morts de cette ville. Son jeune frère a été tué quelques mois avant lui.
Quelques informations sur le 157ème Régiment d'Infanterie : en 1914, le régiment est en casernement à Gap, Barcelonnette, Saint-Vincent et Tournoux. Il est constitué de 4 bataillons, puis 3 à partir de juin 1916.
1914 :le régiment assure la garde des Alpes (début août). Il participe aux opérations d'Alsace fin août (Dannemarie, Aspach, bois de Kaderech, bois d’Anglemont), au plateau de Ste Barbe, au col de la Chipotte, à Raon l’Etape, au combat de Pierre-Percée et de la Halte (vers St Mihiel), puis entre septembre et novembre au bois de Raulecourt et de Géréchamp (Xivray), à Bouconville, au bois de Besombois, à l'étang de Wargévaux. Au mois de novembre, le régiment est divisé en 2 parties : les 2e et 3e bataillon reste à Bouconville jusqu’en janvier1915. Les 1er et 4ème bataillons participent à la bataille des Flandres en Belgique (Boezinge, Dickebusch, Saint Eloi, Elverdinghe, Nieuport, La Grande Dune, Villa Crombez) jusqu'à la fin décembre.
1915 : opérations dans la Woëvre de mars à septembre (Bois de Mort-Mare, Flirey puis Rambucourt, bois de Besombois).
1916 : bataille de Verdun en mars et avril (Bois de Malancourt, réduit d’Avocourt). En juin 1916 le 4ème bataillon est versé au 210ème régiment d'infanterie. Le régiment est dans les Vosges de juin à novembre (La Chapelotte, Celles, Moyen-moutiers). Le régiment embarque de Toulon à Salonique sur le Canada et le Lutétia à la fin 1916.
1917 : opérations en Albanie en février et mars (Koritsa, Ersek puis la région des lacs – Prespa), puis en Grèce en juin et juillet (Loutraki, Athènes), puis à Monastir (Serbie) de septembre 1917 à avril 1918).
1918 Le 20 janvier 1918, les officiers et hommes de troupe des classes 1898 et 1899 du 38e régiment d’infanterie territoriale intègrent le 157ème régiment d'infanterie. Le régiment est en Albanie en mai et juin (Pogradet) puis à nouveau à Monastir et au nord de Monastir en septembre (le piton Rocheux, Veles, Prilep) puis va participer à la poursuite en Bulgarie.
Pierre Marius Mazet a été tué à l'ennemi par balle le 27 mai 1915 à Vienne le château (Marne). Il était sergent au 7ème régiment de génie. De la classe 1912, il avait été recruté à Marseille. Il était né le 10 février 1892 à Mussy sous Dun, fils de Marien-Félix Mazet, chef maçon et Marie-Victorine Pinchon. La famille, résidant à Mussy pendant la durée du chantier du viaduc, vivait à Martigues (Bouches du Rhône) au moment de la guerre. Son acte de décès a été transcrit à Martigues et son nom se trouve sur le monument aux morts de cette ville. Nous n'avons pas d'information sur le 7ème régiment d'infanterie pour le moment.
Joanny Colin a été tué à l'ennemi le 18 juin 1915 à Schnepfenriedkopf (Alsace). Il était soldat de 2ème classe au 152ème régiment d'infanterie. De la classe 1915, il avait été recruté à Autun. Il était né le 12 mars 1895 aux Bajards à Mussy sous Dun, fils de Jean-Claude Colin, journalier et de Françoise Lorton. Sa famille a quitté Mussy vers 1900 pour se rendre à Gueugnon et y trouver du travail. Son décès a été transcrit à Gueugnon et son nom est inscrit sur le monument aux morts de cette ville.
Quelques informations sur le 152ème Régiment d'Infanterie : en 1914, le régiment est en casernement à Gérardmer, et Bruyères. Il est constitué de 3 bataillons en 1914.
1914 : le régiment participe aux opérations d'Alsace en août et début septembre (vers Mulhouse, Sulzern, Munster, Le Grand Hohneck, Les trois Epis, Munster, Wihr au Val, Soultzeren, Soultzbach) puis se trouve dans les Vosges de septembre à décembre (massif de l’Ormont, Fraize). Il participe à l'attaque du Spitzenberg et perd 600 hommes et à l'attaque de Steinbach où il perd 700 hommes. Pour combler ces pertes terribles, 1800 hommes du 115ème régiment territorial, des volontaires et des hommes des plus jeunes classes, intègrent le 152ème régiment en même temps que le 149ème RI.
1915 : le régiment passe l'année dans les Vosges (Chapelle Saint-Antoine, Steinbach de décembre 1914 à avril 1915). Il est au Hartmannswillerkopf en mars et avril), puis à Hilsenfirst de septembre à novembre. Il participe aux combats du Hartmannswillerkopf à la fin décembre. Au cours de ces combats, le régiment est presque anéanti (2000 hommes sont tués).
1916 : le régiment reste dans les Vosges de janvier à mars (Sihl, Steinbach, Colardelle, Hartmannswillerkopf) puis participe à la bataille de la Somme de juillet à octobre (route Cléry-Maurepas, Cléry, tranchées de la Wezer, de la Terline et de Fryatt). Lors des combats de Sailly-Saillisel, le régiment perd 1000 hommes.
1917 : le régiment retourne dans les Vosges de janvier à avril (Dannemarie, Buettwiller). Il est ensuite dans l'Aisne de mai à juillet au chemin des dames (attaque du plateau des Casemates, le Talus ,défense de la ferme d’Hurtebise, prise de la Creute du Dragon, plateau de Craonne. Le 24 juin, à Hurtebise, 45 soldats se cachent dans une creute au moment où leur régiment va attaquer. 32 seront déférés en conseil de guerre qui accorde 31 circonstances atténuantes, 12 sursis et une condamnation à mort (commuée en travaux forcés à perpétuité) et 5 ans de travaux publics aux autres (référence les mutineries de 1917 paru aux éditions PUF). Le régiment occupe le secteur de Reims d'août à octobre et est à Verdun en nov et décembre (Bezonvaux).
1918 : le régiment est en Lorraine de janvier à juin (Lunéville, Château-Thierry, bois des Bonnes, bois de Belleau, plateau de Monthiers. Dans les combats de Lucy le Bocage du 29 mai au 4 juin, le régiment perd 700 hommes. Le srégiment participe à l'offensive de l’Aisne en juillet (Brumetz, La Grenouillère, St Gengoulph, bois du Châtelet, Beuvardes, Beuvardelle). Il finit la guerre dans les Flandres belges ( Roulers, la Lys, l'Escaut).
Jean Philémon Livet a été tué à l'ennemi le 7 octobre 1915 à Tahure (Marne). Il était soldat de 2ème classe au 134ème régiment d'infanterie. De la classe 1902, il avait été recruté à Mâcon. Il était né le 23 avril 1882 à Mussy sous Dun, fils de Jean-Claude Livet, cultivateur et de Claudine Marie Fils, tisseuse. Son décès a été transcrit à Palinges (Saône et Loire) et son nom est inscrit sur le monument aux morts de cette commune.
Quelques informations sur le 134ème Régiment d'Infanterie : en 1914, le régiment est en casernement à Mâcon et fait partie de la 15e Division d'Infanterie d'août 1914 à novembre 1918.
1914 : bataille de Morhange ; bataille de Sarrebourg ; combat de Langatte (20 août) ; victoires de Lorraine (La Mortagne à la mi- septembre et des hauts-de-Meuse au bois d'Ailly à la fin septembre).
1915 : Champagne (Mesnil les Hurlus entre le 16 et le 23 février) ; Hauts-de-Meuse (bois d'Ailly le 10 avril) ; Bataille de Champagne (butte de Tahure entre le 25 septembre et octobre).
1916 : Bataille de Verdun (bois de Vaux Chapitre et Fleury-sous-Douaumont entre le 16 et le 30 avril) ; Somme (décembre).
1917 : Champagne : Auberive (janvier à avril) ; la butte du Mesnil (juin).
1918 : butte du Mesnil (13 février) ; attaque vers l'Oise (Fontaine-Notre-Dame, Aisonville, Bernoville, Tupigny , Cernay en Dormois le 1 mars.
Antoine Grenouilloux a été tué à l'ennemi le 17 avril 1916 à Avocourt (Meuse). Il était soldat de 2ème classe au 9ème régiment de marche de zouave. De la classe 1913, il avait été recruté à Châteauroux. Il était né le 28 mars 1893 à Mussy sous Dun, fils de Pierre Grenouilloux, terrassier et d'Anna Laurent. Son décès a été transcrit à Saint Aubin dans l'Indre.
Quelques informations sur le 9ème Régiment de Zouaves : le régiment fait partie de la 153ème division d'infanterie d’avril 1915 à novembre 1918.
1915 : le régiment combat au sein des armées du Nord en Belgique (canal de l’Yperlée le 24 avril ; Lizerne, Steenstraate le 18 août), puis lors de l'offensive d’Artois (Souchez, Neuville St Vaast le 15 juin) et participe à la bataille de Champagne (Maisons de Champagne, Bois du 1/20.000 en septembre).
1916 : le régiment participe aux deux batailles majeures : la bataille de Verdun (Louvemont, Douaumont, Cote 304) et la bataille de la Somme (Rancourt, Sailly – Saillisel).
1917 : le régiment est en première ligne pour la bataille du chemin des dames (attaque du 16 avril) à Chivy, Cerny en Laonnois, Limey et Fey en Haye.
1918 : le régiment est encore dans l'Aisne tout au long de l'année à Coeuvres , Valsery, Plateau des Trois-Peupliers en juin, à St-Pierre-l'Aigle, Mont d'Arly, Breuil et Berry-le-Sec en juillet, Hangard en Santerre, Orvilliers, Erches en août, puis Sapigneul, Berry-au-Bac. Il finit la guerre dans l'Oise (Villers-le-Sec, Landifay).
Louis Joseph Désiré Bravard a été tué à l'ennemi le 18 mai 1916 à Esmes (Meuse). Il était soldat de 2ème classe au 1er Bataillon de marche d'Afrique. De la classe 1913, il avait été recruté au 1er bureau de la Seine. Il était né le 27 février 1893 à Mussy sous Dun, fils de Joseph Bravard, chauffeur et Lucie Vallot, lingère. Sa famille a séjourné à Mussy pendant la durée de la construction du viaduc. Son décès a été transcrit aux Lilas (Seine Saint Denis) et son nom figure sur le monument aux morts de cette commune. Nous n'avons pas d'informations sur le premier bataillon de marche d'Afrique pour le moment.
Félix Colom a été tué à l'ennemi le 14 août 1916 à Maurepas (Somme), trois mois avant son jeune frère. Il était soldat de 2ème classe au 11ème bataillon de chasseurs à pied. De la classe 1906, il avait été recruté au bureau Rhône-nord. Il était né le 30 novembre 1886 au hameau de la Raie à Mussy sous Dun, fils de Jean-Etienne Colom, cultivateur et Louise Marie Chassy, tisseuse. Son décès a été transcrit à Charentay (Rhône) où il résidait. Il figure sur le monument aux morts de Chauffailles et sans doute sur celui de Charentay.
Quelques informations sur le 11ème Bataillon Alpin de Chasseurs à Pied : le bataillon est en casernement à Annecy en 1914 et fait partie de la 28ème division d’Infanterie.
1914 : il participe aux opérations d’Alsace en août (Vallée de la Bolle, col du Bonhomme, Orbey, calvaire du Lac Blanc, col des Charbonnières, Belle-Fosse, Saint-Blaise, Stampoumont, crête des Genêts, Xainfaing, Le Kemberg, Saint-Dié). Il est transféré sur la Somme en septembre (Lihons, ferme Lihu, Vermandovillers Cappy, Dompierre) puis en Belgique au mont Kemmel en octobre et novembre). Il est en Artois en décembre (Carency, Berthonval).
1915 : le bataillon est dans les Vosges durant toute l'année 1915. De février à mars il est à Soultzeren et Reichsackerkopf. Il participe aux opérations du Linge de juin à octobre (Metzeral, le Bruaunkoft, ferme de Meyerhof, Le Barrenkoft, le Linge, Hartmannswillerkopf).
1916 : le bataillon reste dans les Vosges jusqu'à la fin mai (Hartmannswillerkopf, Hilsenfirst). Il participe à la bataille de la Somme à partir de juillet jusqu'en octobre (Curlu, la Grande Carrières, bois de Hem, sud de Maurepas, Mont-Saint-Quentin). Le bataillon retourne dans les Vosgesjusqu'en janvier 1917 (Combrimont, Croix-le-Prêtre, cols de Saales et de Sainte-Marie).
1917 : le bataillon est dans la Meuse de juin à août (secteur de Chevreux et Gondrecourt) puis se retrouve en Champagne en septembre (Tahure), puis en Italie en novembre et décembre (Monte Tomba, Monfénéra).
1918 : il participe aux opérations sur l'Ourcq en juillet (Rassy, Grisolles, bois du Châtelet) puis dans le secteur de Roye (Somme) en août (Andechy, bois de Bracquemont, Balâtre) puis sur Saint-Quentin, Sequehart, le Chardon-Vert, le bois des Cocotiers, et Fontaine-Uterte jusqu'en octobre.
Jean Marie Portra a été tué à l'ennemi à la ferme de l'hôpital (Somme) le 13 septembre 1916. Il était soldat de 2ème classe au 3ème régiment de zouave. De la classe 1914, il avait été recruté à Grenoble. Il était né le 5 février 1894 à Mussy sous Dun, fils de Jean Portra, terrassier et Eléonore Pradier. Sa famille a séjourné à Mussy pendant la durée de la construction du viaduc. L'acte de décès de Jean Marie Portra a été transcrit à Brié et Angonnes (Isère) et son nom figure sur le monument aux morts de cette commune.
Quelques renseignements sur le 3ème Régiment de Zouaves de marche : le régiment comprenait six bataillons, dont la répartition était la suivante (1er bataillon et CHR., à Constantine ; 3ème bataillon, à Philippeville ; 6ème bataillon, de formation récente, à Batna ; 5ème bataillon, au camp de Sathonay. Les 2ème et 4ème bataillons étaient toujours en opérations au Maroc). A la mobilisation, le 3ème Zouaves devait constituer trois régiments de marche distincts : le 3ème de marche, par la réunion à Sathonay des 1er et 5ème bataillons, avec l’adjonction d’un bataillon de réserve mobilisé en France ; le 3ème bis de Zouaves avec les 3ème et 6ème, grossi d’un bataillon de réserve, formé à Oran ; le 8ème de marche, avec les 2ème et 4ème bataillons du Maroc, qui entra dans la composition de la division marocaine et, à partir de ce jour conserva son autonomie, avec le numéro, qu’il devait illustrer au cours de la Grande Guerre. Par la suite, les unités du régiment demeurées en Algérie contribuèrent à la formation du 2ème régiment de marche d’Afrique, qui combattit à l’armée d’Orient. Il composa la 37ème division infanterie algérienne, 5ème Armée. Le régiment a obtenu 6 citations à l’ordre de l’armée, fourragère rouge, médaille militaire, 2 médailles de la Valeur Italienne.
1914 : vers Charleroi (Fosse, Vitrival, Wagnée, Oret  entre le 22 et le 24 août ; Vauxaillon, Le Pont Rouge le 30 août) ; bataille de la Marne du 5 au 13 septembre (château de Rieu le 8 septembre, Montmirail, Marchais le 9 septembre ; Carlepont, Caisnes le 15 septembre) ; Oise (Saint Mard, Tracy le Val entre le 20 et le 28 septembre puis jusqu’en décembre) ;
1915 : Tracy le Val entre janvier et juin (plateau de Quennevières le 6 juin) ; offensive de Champagne le 25 septembre (sud de la vallée de la Py, bois de la Raquette ; cette bataille mis 1 800 hommes hors de combat) ;
1916 : Verdun (rive droite vers Louvemont, côte du Poivre du 23 au 25 février 1916 ; secteur d'Avocourt et du bois Carré du 24 avril à la fin juin ; Fleury du 12 au 27 juillet dont le ravin des Vignes les 15, 16 et 17 juillet, puis en novembre le secteur de Douaumont (bois de Caurières-Bezonvaux, vallon des Rousses, ouvrage de Kaiserslauternet Bézouvaux en décembre)
1917 : Bétheny le Linguet en février et mars ; Chemin des Dames (Mont Spin du 16 au 21 avril) ; Verdun (Bézonvaux, cote 344 en octobre et décembre) ;
1918 : Lorraine en début d'année (Lunéville) ; Somme en mai et août (Bois Hangard, Cachy, Moreuil, Le Plessier en août) ; prise de Noyon à la fin août) ; Monceau Le Neuf, Hérie, Hirson et Séloignes en octobre et novembre.
Antoine Auguste Colom est décédé des suites de ses blessures à l'ambulance 6/2 du secteur postal 110 à Proyart (Somme) le 2 novembre 1916. Il était soldat de 2ème classe à la 2ème compagnie de mitrailleuses au 18ème bataillon de chasseurs à pied. De la classe 1913, il avait été recruté au bureau Rhône-nord. Il était né le 3 octobre 1893 au hameau de la Raie à Mussy sous Dun, fils de Jean-Etienne Colom, cultivateur et Louise Marie Chassy, tisseuse. Au moment de son incorporation, sa famille résidait à Chauffailles. Le décès d'Auguste Colom a été transcrit à Chauffailles et son nom figure sur le monument aux morts de cette ville.
Quelques informations sur le 18ème Bataillon de Chasseurs à pied : il est en casernement en 1914 à Longuyon et fait partie de la 4ème division d’Infanterie.
1914 : le bataillon se trouve dans la Meuse en août (Spincourt, Mangiennes, Stenay) se déplace en Champagne (Othe, combat de Bellefontaine), et dans les Ardennes ( Authe). Il participe à la bataille de la Marne en septembre (combats des passages de la Saulx, ferme Ajol, Tuilerie de Pargny-sur-Saulx, combat de Maurupt-le-Montois avec de très nombreuses pertes, Nettencoiurt, la Neuville-au-Bois, Sainte-Menehould, Sommeilles, Binarville, Servon). Le régiment est ensuite en Argonne de septembre 14 à février 1915 (forêt de la Gruerie : La Chalade, la Maison Forestière, la Fille-Morte, le Pavillon, Fontaine-aux-Charmes, Le Four-de-Paris, Fontaine-Madame, ravin du Mortier, Saint-Hubert).
1915 : en mars le bataillon est en Champagne (Mesnil-lès-Hurlus, Le Calvaire, bois de l’Accent Circonflexe, tranchée Franco-Boche, l’Ouie du Crocodile). Il participe aux opérations en Woëvre d'avril à septembre (Ronvaux, Manheulles, Pintheville puis Trésauvaux, Rovaux, tranchée de Calonne, Les Eparges). Il participe à la bataille de Champagne en octobre et novembre (secteur du Grill, bois des Eperviers).
1916 : le bataillon est dans la Woëvre de janvier à avril (bois des Chevaliers). Il participe à la bataille de Verdun en avril (Douaumont) et se retrouve dans l'Oise en mai et juin (région de Beauvais puis Chantilly pour assurer la garde du Grand-Quartier-Général à Chantilly). Le bataillon prend part à la bataille de la Somme (Proyart, secteur du Chancelier, bois Bulow puis Berny-en-Santerre, tranchées des Hures, Proyard, Chuignes)
1917 le bataillon est en Lorraine de janvier à mars (Germiny, Thuilley, Ochey), puis se déplace sur lAisne en avril pour la bataille du chemin des dames (Muscourt, Beaurieux, Craonnelle puis attaque de Sapigneul). Il rejoint le secteur de Verdun où il reste jusqu'en mai 1918 (cote 304, Saint-Mihiel, secteur d’Avocourt). Le 3 août 1917, 400 chasseurs du 18ème BCP abandonnent leur cantonnement. Ils devaient remonter en ligne la nuit suivante à la cote 304. 21 hommes passent en conseil de guerre(source Guy Pedroncini - Les mutineries de 1917- éditions PUF, p87)
1918 : Verdun jusqu'en mai (bois des Fosses puis cote 344). Le régiment retrouve ensuite le secteur du Chemin des Dames en mai et juin (sud-est de Soissons, plateau des Croutes, ferme de Launoy, Nampteuil-sous-Muret, bois des Bovettes, Crouttes). Le bataillon participe à la deuxième bataille de la Marne en juillet et août (Evry, ferme des Maréchaux, bois Rougis, Forêt de Ris, bois Meunière, Coulonges, bois d’Aiguizy, Arcis-le-Ponsart, ferme Longeville, Courville). Le bataillon finit la guerre en Champagne en septembre et octobre (Manre, Pont-Naurelle) et en Lorraine en octobre et novembre (Lunéville).
Vincent Vouillon a été tué à l'ennemi à Nanteuil la fosse (Aisne) le 6 mai 1917. Il était soldat au 329ème régiment d'infanterie. De la classe 1916, il avait été recruté à Macon. Il était né le 11 juillet 1896 aux Forestiers à Mussy sous Dun, fils de Jean Vouillon, Tailleur d'habits de 62 ans et de Marie Gautheron cultivatrice de 39 ans. Il avait un frère jumeau. Son décès a été transcrit à La Clayette, son nom figurant sur le monument aux morts de cette commune.
Quelques informations sur le 329ème Régiment d'Infanterie : en 1914 le régiment est en casernement au Havre. Il fait partie de la 53ème division d’infanterie. Il est constitué de 2 bataillons, puis de 3 à partir d'août 1916.
1914 : en août, le régiment se trouve dans l'Aisne (Froidestrées, Lerzy), puis dans le Nord (Jeumont, Marbaix, bataille de Guise, Ribemont, ferme de la Jonqueuse). Il participe à la bataille de la Marne en septembre (Montmirail, Morsains, Montceaux les Provins, Villiers St Georges, ferme Bouy, Montlevon, Coulonges). Le régiment retourne dans l'Aisne de la fin septembre à octobre (Sapigneul, cote 91, combats de la ferme du Choléra et de Berry au Bac) puis est sur la Somme de fin octobre à décembre (Maricourt, Vaux Eclusier , Suzanne, sucrerie de Dompierre, Fay).
1915 : le régiment est dans la Somme de janvier à avril à Carnoy, puis participe à l'offensive d’Artois en mai et juin (Neuville St Vaast, Le Labyrinthe), puis part dans les Vosges en juillet et août. Le régiment participe ensuite à la bataille de Champagne en septembre (nord de Perthes le Hurlus, butte de Tahure). Il retourne dans l'Aisne en décembre (plateau de Nouvron).
1916 : le régiment stationne dans l'Oise en janvier et février (Puisaleine, Tracy le Mont), participe à la bataille de la Somme en juillet et août (attaque d'Estrées et Deniécourt) puis va en Champagne en septembre (fort de la Pompelle) avant de retourner dans l'Aisne à partir d'octobre (Sillery, Beaulne, Chivy).
1917 : le régiment sera dans l'Aisne toute l'année (secteur de Soissons en février et mars : Sorny, Terny, Neuville sur Margiva). Il se trouve à la ferme Mennejean et à la tranchée de la Rade en mai, dans le secteur de Laffaux en juin, au poteau d’Ailles en juillet, à l'ouest de Saint Quentin en août, puis au Temple et à Pontavert jusqu'en décembre.
1918 : le régiment se bat dans Oise (Bataille de Noyon, château de Beine, bois des Minimes), puis va en Alsace en avril (Burnhaupt), puis participe à la seconde bataille de la Marne en juillet (nord d’Epernay : bois St Marc, Romery, le Paradis, Nanteuil). Il retourne dans l'Aisne (Montigny, Berry-au-Bac, Recouvrance) où le régiment finit la guerre.

Jean Marie Aulas est décédé à l'ambulance (Hopital de campagne) des suites d'une blessure par éclat à Verdun le 8 septembre 1917. Il était sergent au 145ème régiment d'infanterie territoriale (RIT). Fils de François Aulas, charpentier et de Claudine Martin, il était né le 12 juillet 1872 aux Vismats à Mussy sous Dun. Il s'était marié le 26 septembre 1899 à Saint Laurent en Brionnais avec Marie-Louise Clémencin. Il était instituteur à Baudemont. Il est inhumé aux côtés de sa femme dans le caveau familial à Baudemont (voir photo ci-contre). Il est absent du monument aux morts de Mussy. Son nom est sur celui de la commune de Baudemont.
Quelques informations sur le 145ème Régiment d’Infanterie Territoriale : la ville de regroupement a été Aix, puis Nice.
1914 : le régiment est à Nice d'août à décembre et occupe la place forte de Nice (corvées diverses, garde de la poudrière du Fort de Saint Antoine, instruction des territoriaux pour la fin de l'année. Entre le 14 et le 20 septembre, 700 hommes des classes les plus jeunes partent rejoindre des régiments d'active. Début octobre, un renfort de 1000 hommes arrive de Corse et d’Aix-en-Provence.
1915 : Le régiment part pour Sainte Menehould puis rejoint le secteur de Vienne-le-Château (entre février et août). Les territoriaux travaillent au bois de la Gruerie, à La Placardelle, à Bagatelle, au ravin de la Houyette, à la Fontaine-aux-Charmes à la construction de défenses, de réseau de fil de fer, de gourbis. Ils assurent des corvées diverses et assurent l'occupation de tranchées des secteurs calmes. Au cours de ces sept premiers mois au front, le régiment a eu 512 hommes tués ou blessés. Le régiment part en Champagne ou il reste entre septembre et décembre. Il arrive à Saint-Hilaire-le-Grand, après les premières journées de l’offensive française et est chargé de « ramasser les dépouilles des soldats tués et l’énorme matériel abandonné » qui encombrent les tranchées et les boyaux de première ligne. Les territoriaux assurent des travaux divers de réfection de tranchées, de réseaux de barbelés et assurent la construction d'une voie de chemin de fer. Deux compagnies sont détachées à Barbonne (Marne) pour effectuer des travaux forestiers.
1916 le régiment est regroupé à Barbonne, Villeneuve et Queudes. Il y effectue des travaux forestiers (production de rondins, de piquets téléphonique) entre janvier et mars puis part pour la Meuse de mars à juillet (bois de Fay, bois Bouchet, bois Bourru, Fromeréville, Germonville, Sivry-la-Perche, Vignéville, Chattancourt) et ensuite rejoint les Vosges de juillet à septembre (Reherrey, Merviller, Neuviller, Baccarat) puis termine l'année 1916 sur la Somme et en Artois de septembre à décembre (Suzanne, Maricourt, Combles, Maurepas).
1917 : le régiment rejoint l'Aisne dans le secteur de Berry-au-Bac et Sapigneul et y reste de janvier à juin. Le 145ème RIT stationne ensuite à Verdun à partir de juillet (carrières d’Haudromont, Belleray, ravin du Helly). Le 8 septembre, jour ou Jean Marie Aulas est mortellement blessé par un éclat d'obus, 440 hommes arrivent du 340ème RIT dissous. D'autres hommes arrivent encore au fort de Douaumont. Le régiment est dissous en août 1918, Les bataillons sont affectés aux 40ème et 125ème divisions d'infanterie.

Joseph Martin est mort des suites de ses blessures à Nancy (Meuthe et Moselle) le 16 octobre 1917. Ilavait été blessé par un avion allemand . Il était soldat de 2ème classe au 79ème régiment d'infanterie. Il était né le 19 février 1878 au hameau de la Roche à Mussy sous Dun, fils de François Martin, propriétaire cultivateur et de Françoise Durix. Il était entré comme aide ouvrier au chemin de fer avant de devenir jardinier. Il s'était marié le 12 septembre 1904 à Berzé la ville (Saône et Loire) avec Marie Laguette. Son nom absent sur le monument aux morts de Mussy est sur le monument aux morts de Berzé.
Quelques informations sur le 79ème Régiment d'Infanterie : en 1914, le régiment est en casernement à Nancy et fait partie de la 11ème Division d'Infanterie (DI) jusqu'en décembre 1916 puis à la 168ème DI jusqu'en novembre 1918.
1914 : Bataille de Morhange le 20 août ; victoires de Lorraine (Vitrimont le 9 septembre) ; bataille des Flandres en novembre.
1915 : offensive d'Artois le 9 mai ; bataille de Champagne (attaque du bois et de la Butte du Mesnil du 25 au 30 septembre).
1916 : Bataille de Verdun (bois de Malancourt , Mamelon d'Haucourt , Côte 104) ; bataille de la Somme (Curlu, Haudecourt en juillet)
1917 : l'Aisne (Verneuil les 5 et 6 mai).
1918 : Offensive de l'Aisne du 18 au 28 juillet).
Ustazad Elie BOURSAUD est mort le 11 juin 1918 dans le secteur de Chiry-Ourscamp (Aisne) des suites de ses blessures au combat. Il a été blessé au cours de la bataille du Matz qui s'est déroulée du 9 au 12 juin (attaque allemande qui visait à prendre la ville de Compiègne). Soixante mille soldats français ont été mis hors de combat. Il était capitaine au 164ème Régiment d'Infanterie. Il était né le 18 mars 1892 à Mussy sous Dun: Il était fils d'Amédée Boursaud, terrassier sur le chantier du viaduc et de Marie Duranton. Il est inhummé dans une tombe individuelle à la nécropole nationale de Vignemont dans l'Oise (tombe N°171 dans le carré B). Ustazad Elie Boursaud est le seul officier né à Mussy (à notre connaissance) qui ait laissé sa vie au combat. Il est aussi le seul à avoir été décoré de la légion d'honneur à titre militaire. Son nom se trouve inscrit sur le monument aux morts de Cluny.
Quelques informations sur le 164ème Régiment d'Infanterie : en 1914, le régiment est en casernement à Verdun et Longwy. Il est affecté à la défense de la foteresse de Verdun. Le régiment est constitué de quatre bataillon en 1914 et fait partie de la 72ème Division d'Infanterie de juillet 1915 à novembre 1918.
1914 : Défense de Verdun (Bezonvaux, Damloup, Souvilleen août ; Romagne, côte de Morimont, Azannes, bois d'Ormont Etain à la fin août) ; bataille de la Marne du 5 au 13 septembre (Julvécourt, Souilly, Ypécourt) ; bataille de la Woëvre en octobre (Pintheville, Riaville, Marchéville) ; Verdun (l'Herbebois et ferme saint André jusqu'en décembre).
1915 : secteur d'Ormes de janvier à mars ; opérations d'avril en Woëvre à Gussainville (fermes du haut bois et de l'hopital, Le Mort Homme) ; Woëvre (Vaux les Palameix, bois des chênots en octobre et novembre).
1916 : bataille de Verdun (bois de Ville, l'Herbebois en février) ; bataille de la Somme (fortin de Biache, le bois Blaise en juillet puis le bois des loges, Ablaincourt et le Presoir d'août à décembre)
1917 : Verdun (Vaux devant Domloup, fontaine de Tavannes de janvier à mai) ; Marne (Mont haut, la cage à poules, le casque en mai et juin, puis le Téton en juillet).
1918 : Champagne de décembre 17 à février 18 (Main de Massiges) ; Bataille du Matz en mai et juin (Chiry-Ourscamp, Passel, ravin de Belle Anne, Anthoval, Annel, Janville) ; secteur de Soissons (Pernant, ravin de Vaux et de Saconin, bois Roger, ferme Canivet en juillet et août) ; l'Aillette en septembre et octobre (ravin de Jouy, plateau de la colombe, bois des Marraines, fort de la Malmaison, Chevregny, Nouvion, bois de Samoussy, Etrepois).

Fiche mort pour la France du capitaine Boursaud


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