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Les soldats, nés à Mussy et morts au combat
dont le nom ne figure pas sur le monument aux morts
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Dix-sept soldats, nés à Mussy ne figurent pas sur
le monument aux morts alors qu'ils ont été tués
au combat ou sont morts des suites de leurs blessures au cours de
la grande guerre.Voici les informations les concernant. Pour certains
soldats, les raisons de leur absence sur le monument est claire
et logique. Pour d'autres, leur absence reste sans réponse.
Six soldats (Clément Mazard, Pierre Mazet, Antoine Grenouilloux,
Louis Bravard, Jean-Marie Portra et Ustazad Elie Boursaud) sont
nés pendant que leur père travaillait à la
construction du viaduc ferrovière de Mussy. Leurs familles
sont reparties dès la fin du chantier. Pour dix autres, la
famille avait quitté Mussy entre 1890 et 1905 pour chercher
du travail ou s'installer ailleurs (dans le Rhône, à
Roanne, Gueugnon ou à La Clayette et Chauffailles). Seul
François Labarge résidait à Mussy au début
de la guerre.
Clément MAZARD
Pierre VERCHERE
Joseph CORNELOUP
François Auguste LABARGE
Jean Marie VERCHERE
Pierre Marius MAZET
Joanny COLIN
Jean Philémon LIVET
Antoine GRENOUILLOUX
Louis Joseph Désiré BRAVARD
Félix COLOM
Jean Marie PORTRA
Antoine Auguste COLOM
Vincent VOUILLON
Jean Marie AULAS
Joseph MARTIN
Ustazad Elie BOURSAUD
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Clément
Mazard a été tué à l'ennemi lors des
combats pour la défense d'Albert (Somme) le 29
septembre 1914. Il était sapeur dans le 6ème régiment
de génie (compagnie 11/1). De la classe 1913, il avait été
recruté à Brest. Il était né le 1er février
1893 à Mussy sous Dun, fils de Paul Mazard Terrassier et d'Anna
Bissot, couturière. Son père travaillait sur le chantier
du viaduc au moment de sa naissance. On retrouve la trace de Clément
Mazard à Lorient (Morbihan) où il résidait au
moment de son incorporation. Son acte de décès a été
transcrit à Lorient. Son nom ne figure pas sur le monument
de Mussy, ce qui n'est pas choquant, la famille Mazard n'ayant fait
qu'un court séjour au village. Le soldat est par contre aussi
absent du monument aux morts de Lorient. Il repose au carré
des bretons dans le carré militaire du cimetière d'Albert.
Nous n'avons pas d'information sur le 6ème régiment
de génie pour le moment.
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Pierre
Verchère a été tué à l'ennemi
à Nieuport en Belgique le 17 décembre 1914. Il était
soldat
de 2ème classe au 157ème régiment d'infanterie
comme son frère. De la classe 1903, il avait été
recruté à Roanne. Il était né au hameau
de la roche à Mussy le 18 novembre 1883, fils d'Antoine Verchère,
Tisserand et de Françoise Petit, Tisseuse. La famille Verchère
a quitté Mussy dans les années 1890 pour s'installer
et travailler dans l'agglomération roannaise. L'acte de décès
de Pierre Verchère a été transcrit à
Riorges et son nom est sur le monument aux morts de cette commune.
Quelques informations sur le 157ème Régiment d'Infanterie
: en 1914, le régiment est en casernement à Gap,
Barcelonnette, Saint-Vincent et Tournoux. Il est constitué
de 4 bataillons, puis 3 à partir de juin 1916.
1914 :le régiment assure la garde des Alpes (début
août). Il participe aux opérations d'Alsace fin août
(Dannemarie, Aspach, bois de Kaderech, bois dAnglemont), au
plateau de Ste Barbe, au col de la Chipotte, à Raon lEtape,
au combat de Pierre-Percée et de la Halte (vers St Mihiel),
puis entre septembre et novembre au bois de Raulecourt et de Géréchamp
(Xivray), à Bouconville, au bois de Besombois, à l'étang
de Wargévaux. Au mois de novembre, le régiment est
divisé en 2 parties : les 2e et 3e bataillon reste à
Bouconville jusquen janvier1915. Les 1er et 4ème bataillons
participent à la bataille des Flandres en Belgique (Boezinge,
Dickebusch, Saint Eloi, Elverdinghe, Nieuport, La Grande Dune, Villa
Crombez) jusqu'à la fin décembre.
1915 : opérations dans la Woëvre de mars à septembre
(Bois de Mort-Mare, Flirey puis Rambucourt, bois de Besombois).
1916 : bataille de Verdun en mars et avril (Bois de Malancourt,
réduit dAvocourt). En juin 1916 le 4ème bataillon
est versé au 210ème régiment d'infanterie.
Le régiment est dans les Vosges de juin à novembre
(La Chapelotte, Celles, Moyen-moutiers). Le régiment embarque
de Toulon à Salonique sur le Canada et le Lutétia
à la fin 1916.
1917 : opérations en Albanie en février et mars (Koritsa,
Ersek puis la région des lacs Prespa), puis en Grèce
en juin et juillet (Loutraki, Athènes), puis à Monastir
(Serbie) de septembre 1917 à avril 1918).
1918 Le 20 janvier 1918, les officiers et hommes de troupe des classes
1898 et 1899 du 38e régiment dinfanterie territoriale
intègrent le 157ème régiment d'infanterie.
Le régiment est en Albanie en mai et juin (Pogradet) puis
à nouveau à Monastir et au nord de Monastir en septembre
(le piton Rocheux, Veles, Prilep) puis va participer à la
poursuite en Bulgarie.
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Joseph
Corneloup est décédé des suites de blessures
de guerre à Thann (Alsace) le 7 janvier
1915. Il était soldat au 297ème régiment d'infanterie.
De la classe 1905, il avait été recruté à
Macon. Il était né le 14 février 1885 aux Forestiers
à Mussy sous Dun, fils de Jean-Marie Corneloup, cultivateur
et de Marie Gautheron. Curieusement, son décès a été
transcrit à Langres (Haute-Marne). Son nom est sur le monument
aux morts de La Clayette.
Quelques renseignements sur le 297ème Régiment d'Infanterie
(RI) : en 1914, le régiment est en casernement à
Chambéry. Il est constitué de deux bataillons, puis
trois en juillet 1915 avec l'adjonction dun bataillon du 357ème
RI. Le régiment fait partie de la 129ème Division d'infanterie
de juin 1915 à novembre 1918.
1914 : frontière Italienne d'août à septembre
(Bourg St Maurice, Modane ; Lorraine (Domèvre, Blâmont,
La Mortagne, Cirey sur Vezouze de septembre à décembre)
;
1915 : Alsace (Steinbach, Sandozwiller en janvier et février
puis Gérardmer, Le Gaschney en mars, attaque du Sillacker
en mai, La Fontenelle en juillet et Le Linge en août et septembre) ;
bataille de Champagne (Epine de Védégrange du 27 septembre
au 7 octobre) ; Vosges (Corcieux en novembre et décembre)
;
1916 : Vosges (Bruyères de janvier à mai) ;
Verdun (côte de Froideterre, bois Navé en juin, bois
le Prêtre de juillet à octobre) ; Somme (Biaches,
La Maisonnette en décembre) ;
1917 : Somme puis Chemin des Dames (Epine de Chevrigny en juin
et juillet et Vauxaillon en août) ; Aisne (La Malmaison,
bois 160 en octobre) ; Nord (Cambrai en novembre et décembre).
Des soldats du 44ème RIT furent affectés au 297ème
RI en juin 1917 ;
1918 : Flandres (Le Scherpemberg, Le Kemmel, Butterfly en
mai) ; Oise (Courcelles, plateau de Méry, Mortemer
puis Boulogne la Grasse et le moulin de Conchy-Les-Pots Ecuvilly,
Guiscard de juin à août et Fresnières le 19 août) ;
Lorraine (Arracourt en octobre et novembre).
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François
Auguste Labarge est mort des suites de ses blessures à
Gray (Haute Saône) le 7 janvier 1915. Il
était soldat de 2ème classe à la 4ème
compagnie du 27ème régiment d'infanterie. De la classe
1897, il avait été recruté à Mâcon.
Il était né le 22 avril 1877 au hameau de la Combe
à Mussy sous Dun, fils d'Antoine Labarge, propriétaire
cultivateur et d'Antoinette Lavenir. Nous ignorons où son
décès a été transcrit. Il était
domicilié à Mussy. Son nom est sur le monument aux
morts de Chauffailles.
Quelques informations sur le 27ème Régiment d'Infanterie
: en 1914; le régiment est en casernement à Dijon.
Il est constitué de 3 bataillons.
1914 : le régiment se bat en Lorraine en août (Charmes,
Embermesnil, Fraimbois) en participant à la bataille des
frontières (Herbeviller, Hablutz, St Georges, Foulcrey, Hesse,
crête de Dolving, trouée de Charmes jusqu'au début
septembre, puis à Rozelieures, La Mortagne, Vallois, Moyen,
Seranville, à la Mare aux Vaches, St Mihiel, Sainte Menehould,
Gizaucourt, Apremont jusqu'à la fin septembre. Le régiment
est dans la Woëvre en novembre et décembre (Vaux lès
Palameix, bois Bouchot, bois des Chevaliers, bois Baugny).
1915 : le régiment est dans les Hauts de Meuse de janvier
à septembre (Bois dAilly, forêt dApremont,
saillant Beaulieu, opérations d'avril en Woëvre à
Saint-Mihiel). Il est ensuite en Champagne de septembre à
décembre (Somme Tourbe, cote 203, trou Bricot, Butte de Tahure,
ravin des Mures).
1916 : de janvier à juin, le régiment est à
Saint Mihiel (bois Brûlé, bois de la Louvière),
puis participe à la bataille de Verdun en juillet et août
(bois de VauxChapitre, ravin des Fontaines), se retrouve en
à Reillon et Veho en septembre. Le régiment rejoint
le front de la Somme où il stationne de décembre à
janvier 1917 (Villers-Carbonnel, Dompierre, Belloy en Santerre).
1917 : le régiment est en Argonne de la fin janvier à
avril (La Harazée, La Biesme) puis sur la Marne en avril
et mai (Mont Blond, Cornillet, bois de la Grille). Il se trouve
en Champagne de juillet 1917 à juillet 1918 (Maison de Champagne,
main de Massiges, mont têtu, ravin de létang,
Ville sur Tourbe).
1918 : le régiment participe à la 2ème bataille
de la Marne jusqu'en septembre (Sapicourt, Branscourt, La Vesle)
puis combat à nouveau en Champagne en septembre et octobre
(moulin Cuissat, Prouilly, Marzilly, Hermonville, moulin de Loivre,
ferme du Luxembourg, Orainville, Avaux, ferme du Tremblot).
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Jean
Marie Verchère a été tué à
l'ennemi à Flirey (Meurthe et Moselle) le 5 mai 1915. Il
était soldat de2ème classe au 157ème
régiment d'infanterie. De la classe 1902, il avait été
recruté à Roanne. Il était né au hameau
de la roche à Mussy le 7 juillet 1882, fils d'Antoine Verchère,
Tisserand et de Françoise Petit, Tisseuse. La famille Verchère
a quitté Mussy dans les années 1890 pour s'installer
et travailler dans l'agglomération roannaise. Son acte de
décès a été transcrit à Roanne
et son nom figure sur le monument aux morts de cette ville. Son
jeune frère a été tué quelques mois
avant lui.
Quelques informations sur le 157ème Régiment d'Infanterie
: en 1914, le régiment est en casernement à Gap,
Barcelonnette, Saint-Vincent et Tournoux. Il est constitué
de 4 bataillons, puis 3 à partir de juin 1916.
1914 :le régiment assure la garde des Alpes (début
août). Il participe aux opérations d'Alsace fin août
(Dannemarie, Aspach, bois de Kaderech, bois dAnglemont), au
plateau de Ste Barbe, au col de la Chipotte, à Raon lEtape,
au combat de Pierre-Percée et de la Halte (vers St Mihiel),
puis entre septembre et novembre au bois de Raulecourt et de Géréchamp
(Xivray), à Bouconville, au bois de Besombois, à l'étang
de Wargévaux. Au mois de novembre, le régiment est
divisé en 2 parties : les 2e et 3e bataillon reste à
Bouconville jusquen janvier1915. Les 1er et 4ème bataillons
participent à la bataille des Flandres en Belgique (Boezinge,
Dickebusch, Saint Eloi, Elverdinghe, Nieuport, La Grande Dune, Villa
Crombez) jusqu'à la fin décembre.
1915 : opérations dans la Woëvre de mars à septembre
(Bois de Mort-Mare, Flirey puis Rambucourt, bois de Besombois).
1916 : bataille de Verdun en mars et avril (Bois de Malancourt,
réduit dAvocourt). En juin 1916 le 4ème bataillon
est versé au 210ème régiment d'infanterie.
Le régiment est dans les Vosges de juin à novembre
(La Chapelotte, Celles, Moyen-moutiers). Le régiment embarque
de Toulon à Salonique sur le Canada et le Lutétia
à la fin 1916.
1917 : opérations en Albanie en février et mars (Koritsa,
Ersek puis la région des lacs Prespa), puis en Grèce
en juin et juillet (Loutraki, Athènes), puis à Monastir
(Serbie) de septembre 1917 à avril 1918).
1918 Le 20 janvier 1918, les officiers et hommes de troupe des classes
1898 et 1899 du 38e régiment dinfanterie territoriale
intègrent le 157ème régiment d'infanterie.
Le régiment est en Albanie en mai et juin (Pogradet) puis
à nouveau à Monastir et au nord de Monastir en septembre
(le piton Rocheux, Veles, Prilep) puis va participer à la
poursuite en Bulgarie.
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Pierre
Marius Mazet a été tué à l'ennemi
par balle le 27 mai 1915 à Vienne le château (Marne).
Il était sergent au 7ème régiment de génie.
De la classe 1912, il avait été recruté à
Marseille. Il était né le 10 février 1892 à
Mussy sous Dun, fils de Marien-Félix Mazet, chef maçon
et Marie-Victorine Pinchon. La famille, résidant à Mussy
pendant la durée du chantier du viaduc, vivait à Martigues
(Bouches du Rhône) au moment de la guerre. Son acte de décès
a été transcrit à Martigues et son nom se trouve
sur le monument aux morts de cette ville. Nous n'avons pas d'information
sur le 7ème régiment d'infanterie pour le moment.
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Joanny
Colin a été tué à l'ennemi le 18 juin
1915 à Schnepfenriedkopf (Alsace). Il était soldat
de 2ème classe au 152ème régiment d'infanterie.
De la classe 1915, il avait été recruté à
Autun. Il était né le 12 mars 1895 aux Bajards à
Mussy sous Dun, fils de Jean-Claude Colin, journalier et de Françoise
Lorton. Sa famille a quitté Mussy vers 1900 pour se rendre
à Gueugnon et y trouver du travail. Son décès
a été transcrit à Gueugnon et son nom est inscrit
sur le monument aux morts de cette ville.
Quelques informations sur le 152ème Régiment d'Infanterie
: en 1914, le régiment est en casernement à Gérardmer,
et Bruyères. Il est constitué de 3 bataillons en 1914.
1914 : le régiment participe aux opérations d'Alsace
en août et début septembre (vers Mulhouse, Sulzern, Munster,
Le Grand Hohneck, Les trois Epis, Munster, Wihr au Val, Soultzeren,
Soultzbach) puis se trouve dans les Vosges de septembre à décembre
(massif de lOrmont, Fraize). Il participe à l'attaque
du Spitzenberg et perd 600 hommes et à l'attaque de Steinbach
où il perd 700 hommes. Pour combler ces pertes terribles, 1800
hommes du 115ème régiment territorial, des volontaires
et des hommes des plus jeunes classes, intègrent le 152ème
régiment en même temps que le 149ème RI.
1915 : le régiment passe l'année dans les Vosges (Chapelle
Saint-Antoine, Steinbach de décembre 1914 à avril 1915).
Il est au Hartmannswillerkopf en mars et avril), puis à Hilsenfirst
de septembre à novembre. Il participe aux combats du Hartmannswillerkopf
à la fin décembre. Au cours de ces combats, le régiment
est presque anéanti (2000 hommes sont tués).
1916 : le régiment reste dans les Vosges de janvier à
mars (Sihl, Steinbach, Colardelle, Hartmannswillerkopf) puis participe
à la bataille de la Somme de juillet à octobre (route
Cléry-Maurepas, Cléry, tranchées de la Wezer,
de la Terline et de Fryatt). Lors des combats de Sailly-Saillisel,
le régiment perd 1000 hommes.
1917 : le régiment retourne dans les Vosges de janvier à
avril (Dannemarie, Buettwiller). Il est ensuite dans l'Aisne de mai
à juillet au chemin des dames (attaque du plateau des Casemates,
le Talus ,défense de la ferme dHurtebise, prise de la
Creute du Dragon, plateau de Craonne. Le 24 juin, à Hurtebise,
45 soldats se cachent dans une creute au moment où leur régiment
va attaquer. 32 seront déférés en conseil de
guerre qui accorde 31 circonstances atténuantes, 12 sursis
et une condamnation à mort (commuée en travaux forcés
à perpétuité) et 5 ans de travaux publics aux
autres (référence les mutineries de 1917 paru aux éditions
PUF). Le régiment occupe le secteur de Reims d'août à
octobre et est à Verdun en nov et décembre (Bezonvaux).
1918 : le régiment est en Lorraine de janvier à juin
(Lunéville, Château-Thierry, bois des Bonnes, bois de
Belleau, plateau de Monthiers. Dans les combats de Lucy le Bocage
du 29 mai au 4 juin, le régiment perd 700 hommes. Le srégiment
participe à l'offensive de lAisne en juillet (Brumetz,
La Grenouillère, St Gengoulph, bois du Châtelet, Beuvardes,
Beuvardelle). Il finit la guerre dans les Flandres belges ( Roulers,
la Lys, l'Escaut).
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Jean
Philémon Livet a été tué à
l'ennemi le 7 octobre 1915 à Tahure (Marne). Il était
soldat
de 2ème classe au 134ème régiment d'infanterie.
De la classe 1902, il avait été recruté à
Mâcon. Il était né le 23 avril 1882 à
Mussy sous Dun, fils de Jean-Claude Livet, cultivateur et de Claudine
Marie Fils, tisseuse. Son décès a été
transcrit à Palinges (Saône et Loire) et son nom est
inscrit sur le monument aux morts de cette commune.
Quelques informations sur le 134ème Régiment d'Infanterie
: en 1914, le régiment est en casernement à Mâcon
et fait partie de la 15e Division d'Infanterie d'août 1914
à novembre 1918.
1914 : bataille de Morhange ; bataille de Sarrebourg ; combat de
Langatte (20 août) ; victoires de Lorraine (La Mortagne à
la mi- septembre et des hauts-de-Meuse au bois d'Ailly à
la fin septembre).
1915 : Champagne (Mesnil les Hurlus entre le 16 et le 23 février)
; Hauts-de-Meuse (bois d'Ailly le 10 avril) ; Bataille de Champagne
(butte de Tahure entre le 25 septembre et octobre).
1916 : Bataille de Verdun (bois de Vaux Chapitre et Fleury-sous-Douaumont
entre le 16 et le 30 avril) ; Somme (décembre).
1917 : Champagne : Auberive (janvier à avril) ; la butte
du Mesnil (juin).
1918 : butte du Mesnil (13 février) ; attaque vers l'Oise
(Fontaine-Notre-Dame, Aisonville, Bernoville, Tupigny , Cernay en
Dormois le 1 mars.
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Antoine
Grenouilloux a été tué à l'ennemi
le 17 avril 1916 à Avocourt (Meuse). Il était soldat
de
2ème classe au 9ème régiment de marche de zouave.
De la classe 1913, il avait été recruté à
Châteauroux. Il était né le 28 mars 1893 à
Mussy sous Dun, fils de Pierre Grenouilloux, terrassier et d'Anna
Laurent. Son décès a été transcrit à
Saint Aubin dans l'Indre.
Quelques informations sur le 9ème Régiment de Zouaves
: le régiment fait partie de la 153ème division d'infanterie
davril 1915 à novembre 1918.
1915 : le régiment combat au sein des armées du Nord
en Belgique (canal de lYperlée le 24 avril ; Lizerne,
Steenstraate le 18 août), puis lors de l'offensive dArtois
(Souchez, Neuville St Vaast le 15 juin) et participe à la bataille
de Champagne (Maisons de Champagne, Bois du 1/20.000 en septembre).
1916 : le régiment participe aux deux batailles majeures :
la bataille de Verdun (Louvemont, Douaumont, Cote 304) et la bataille
de la Somme (Rancourt, Sailly Saillisel).
1917 : le régiment est en première ligne pour la bataille
du chemin des dames (attaque du 16 avril) à Chivy, Cerny en
Laonnois, Limey et Fey en Haye.
1918 : le régiment est encore dans l'Aisne tout au long de
l'année à Coeuvres , Valsery, Plateau des Trois-Peupliers
en juin, à St-Pierre-l'Aigle, Mont d'Arly, Breuil et Berry-le-Sec
en juillet, Hangard en Santerre, Orvilliers, Erches en août,
puis Sapigneul, Berry-au-Bac. Il finit la guerre dans l'Oise (Villers-le-Sec,
Landifay).
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Louis
Joseph Désiré Bravard a été tué
à l'ennemi le 18 mai 1916 à Esmes (Meuse). Il était
soldat de 2ème classe au 1er Bataillon de
marche d'Afrique. De la classe 1913, il avait été recruté
au 1er bureau de la Seine. Il était né le 27 février
1893 à Mussy sous Dun, fils de Joseph Bravard, chauffeur et
Lucie Vallot, lingère. Sa famille a séjourné
à Mussy pendant la durée de la construction du viaduc.
Son décès a été transcrit aux Lilas (Seine
Saint Denis) et son nom figure sur le monument aux morts de cette
commune. Nous n'avons pas d'informations sur le premier bataillon
de marche d'Afrique pour le moment.
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Félix
Colom a été tué à l'ennemi le 14 août
1916 à Maurepas (Somme), trois mois avant son
jeune frère. Il était soldat de 2ème classe au
11ème bataillon de chasseurs à pied. De la classe 1906,
il avait été recruté au bureau Rhône-nord.
Il était né le 30 novembre 1886 au hameau de la Raie
à Mussy sous Dun, fils de Jean-Etienne Colom, cultivateur et
Louise Marie Chassy, tisseuse. Son décès a été
transcrit à Charentay (Rhône) où il résidait.
Il figure sur le monument aux morts de Chauffailles et sans doute
sur celui de Charentay.
Quelques informations sur le 11ème Bataillon Alpin de Chasseurs
à Pied : le bataillon est en casernement à Annecy
en 1914 et fait partie de la 28ème division dInfanterie.
1914 : il participe aux opérations dAlsace en août
(Vallée de la Bolle, col du Bonhomme, Orbey, calvaire du Lac
Blanc, col des Charbonnières, Belle-Fosse, Saint-Blaise, Stampoumont,
crête des Genêts, Xainfaing, Le Kemberg, Saint-Dié).
Il est transféré sur la Somme en septembre (Lihons,
ferme Lihu, Vermandovillers Cappy, Dompierre) puis en Belgique au
mont Kemmel en octobre et novembre). Il est en Artois en décembre
(Carency, Berthonval).
1915 : le bataillon est dans les Vosges durant toute l'année
1915. De février à mars il est à Soultzeren et
Reichsackerkopf. Il participe aux opérations du Linge de juin
à octobre (Metzeral, le Bruaunkoft, ferme de Meyerhof, Le Barrenkoft,
le Linge, Hartmannswillerkopf).
1916 : le bataillon reste dans les Vosges jusqu'à la fin mai
(Hartmannswillerkopf, Hilsenfirst). Il participe à la bataille
de la Somme à partir de juillet jusqu'en octobre (Curlu, la
Grande Carrières, bois de Hem, sud de Maurepas, Mont-Saint-Quentin).
Le bataillon retourne dans les Vosgesjusqu'en janvier 1917 (Combrimont,
Croix-le-Prêtre, cols de Saales et de Sainte-Marie).
1917 : le bataillon est dans la Meuse de juin à août
(secteur de Chevreux et Gondrecourt) puis se retrouve en Champagne
en septembre (Tahure), puis en Italie en novembre et décembre
(Monte Tomba, Monfénéra).
1918 : il participe aux opérations sur l'Ourcq en juillet (Rassy,
Grisolles, bois du Châtelet) puis dans le secteur de Roye (Somme)
en août (Andechy, bois de Bracquemont, Balâtre) puis sur
Saint-Quentin, Sequehart, le Chardon-Vert, le bois des Cocotiers,
et Fontaine-Uterte jusqu'en octobre.
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Jean
Marie Portra a été tué à l'ennemi
à la ferme de l'hôpital (Somme) le 13 septembre 1916.
Il était soldat de 2ème classe au 3ème régiment
de zouave. De la classe 1914, il avait été recruté
à Grenoble. Il était né le 5 février 1894
à Mussy sous Dun, fils de Jean Portra, terrassier et Eléonore
Pradier. Sa famille a séjourné à Mussy pendant
la durée de la construction du viaduc. L'acte de décès
de Jean Marie Portra a été transcrit à Brié
et Angonnes (Isère) et son nom figure sur le monument aux morts
de cette commune.
Quelques renseignements sur le 3ème Régiment de Zouaves
de marche : le régiment comprenait six bataillons, dont
la répartition était la suivante (1er bataillon et CHR.,
à Constantine ; 3ème bataillon, à Philippeville
; 6ème bataillon, de formation récente, à Batna
; 5ème bataillon, au camp de Sathonay. Les 2ème et 4ème
bataillons étaient toujours en opérations au Maroc).
A la mobilisation, le 3ème Zouaves devait constituer trois
régiments de marche distincts : le 3ème de marche, par
la réunion à Sathonay des 1er et 5ème bataillons,
avec ladjonction dun bataillon de réserve mobilisé
en France ; le 3ème bis de Zouaves avec les 3ème et
6ème, grossi dun bataillon de réserve, formé
à Oran ; le 8ème de marche, avec les 2ème et
4ème bataillons du Maroc, qui entra dans la composition de
la division marocaine et, à partir de ce jour conserva son
autonomie, avec le numéro, quil devait illustrer au cours
de la Grande Guerre. Par la suite, les unités du régiment
demeurées en Algérie contribuèrent à la
formation du 2ème régiment de marche dAfrique,
qui combattit à larmée dOrient. Il composa
la 37ème division infanterie algérienne, 5ème
Armée. Le régiment a obtenu 6 citations à lordre
de larmée, fourragère rouge, médaille militaire,
2 médailles de la Valeur Italienne.
1914 : vers Charleroi (Fosse, Vitrival, Wagnée, Oret
entre le 22 et le 24 août ; Vauxaillon, Le Pont Rouge le 30
août) ; bataille de la Marne du 5 au 13 septembre (château
de Rieu le 8 septembre, Montmirail, Marchais le 9 septembre ; Carlepont,
Caisnes le 15 septembre) ; Oise (Saint Mard, Tracy le Val entre le
20 et le 28 septembre puis jusquen décembre) ;
1915 : Tracy le Val entre janvier et juin (plateau de Quennevières
le 6 juin) ; offensive de Champagne le 25 septembre (sud de la vallée
de la Py, bois de la Raquette ; cette bataille mis 1 800 hommes hors
de combat) ;
1916 : Verdun (rive droite vers Louvemont, côte du Poivre du
23 au 25 février 1916 ; secteur d'Avocourt et du bois Carré
du 24 avril à la fin juin ; Fleury du 12 au 27 juillet dont
le ravin des Vignes les 15, 16 et 17 juillet, puis en novembre le
secteur de Douaumont (bois de Caurières-Bezonvaux, vallon des
Rousses, ouvrage de Kaiserslauternet Bézouvaux en décembre)
1917 : Bétheny le Linguet en février et mars ; Chemin
des Dames (Mont Spin du 16 au 21 avril) ; Verdun (Bézonvaux,
cote 344 en octobre et décembre) ;
1918 : Lorraine en début d'année (Lunéville)
; Somme en mai et août (Bois Hangard, Cachy, Moreuil, Le Plessier
en août) ; prise de Noyon à la fin août) ; Monceau
Le Neuf, Hérie, Hirson et Séloignes en octobre et novembre.
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Antoine
Auguste Colom est décédé des suites de ses
blessures à l'ambulance 6/2 du secteur postal
110 à Proyart (Somme) le 2 novembre 1916. Il était soldat
de 2ème classe à la 2ème compagnie de mitrailleuses
au 18ème bataillon de chasseurs à pied. De la classe
1913, il avait été recruté au bureau Rhône-nord.
Il était né le 3 octobre 1893 au hameau de la Raie à
Mussy sous Dun, fils de Jean-Etienne Colom, cultivateur et Louise
Marie Chassy, tisseuse. Au moment de son incorporation, sa famille
résidait à Chauffailles. Le décès d'Auguste
Colom a été transcrit à Chauffailles et son nom
figure sur le monument aux morts de cette ville.
Quelques informations sur le 18ème Bataillon de Chasseurs
à pied : il est en casernement en 1914 à Longuyon
et fait partie de la 4ème division dInfanterie.
1914 : le bataillon se trouve dans la Meuse en août (Spincourt,
Mangiennes, Stenay) se déplace en Champagne (Othe, combat de
Bellefontaine), et dans les Ardennes ( Authe). Il participe à
la bataille de la Marne en septembre (combats des passages de la Saulx,
ferme Ajol, Tuilerie de Pargny-sur-Saulx, combat de Maurupt-le-Montois
avec de très nombreuses pertes, Nettencoiurt, la Neuville-au-Bois,
Sainte-Menehould, Sommeilles, Binarville, Servon). Le régiment
est ensuite en Argonne de septembre 14 à février 1915
(forêt de la Gruerie : La Chalade, la Maison Forestière,
la Fille-Morte, le Pavillon, Fontaine-aux-Charmes, Le Four-de-Paris,
Fontaine-Madame, ravin du Mortier, Saint-Hubert).
1915 : en mars le bataillon est en Champagne (Mesnil-lès-Hurlus,
Le Calvaire, bois de lAccent Circonflexe, tranchée Franco-Boche,
lOuie du Crocodile). Il participe aux opérations en Woëvre
d'avril à septembre (Ronvaux, Manheulles, Pintheville puis
Trésauvaux, Rovaux, tranchée de Calonne, Les Eparges).
Il participe à la bataille de Champagne en octobre et novembre
(secteur du Grill, bois des Eperviers).
1916 : le bataillon est dans la Woëvre de janvier à avril
(bois des Chevaliers). Il participe à la bataille de Verdun
en avril (Douaumont) et se retrouve dans l'Oise en mai et juin (région
de Beauvais puis Chantilly pour assurer la garde du Grand-Quartier-Général
à Chantilly). Le bataillon prend part à la bataille
de la Somme (Proyart, secteur du Chancelier, bois Bulow puis Berny-en-Santerre,
tranchées des Hures, Proyard, Chuignes)
1917 le bataillon est en Lorraine de janvier à mars (Germiny,
Thuilley, Ochey), puis se déplace sur lAisne en avril pour
la bataille du chemin des dames (Muscourt, Beaurieux, Craonnelle puis
attaque de Sapigneul). Il rejoint le secteur de Verdun où il
reste jusqu'en mai 1918 (cote 304, Saint-Mihiel, secteur dAvocourt).
Le 3 août 1917, 400 chasseurs du 18ème BCP abandonnent
leur cantonnement. Ils devaient remonter en ligne la nuit suivante
à la cote 304. 21 hommes passent en conseil de guerre(source
Guy Pedroncini - Les mutineries de 1917- éditions PUF, p87)
1918 : Verdun jusqu'en mai (bois des Fosses puis cote 344). Le régiment
retrouve ensuite le secteur du Chemin des Dames en mai et juin (sud-est
de Soissons, plateau des Croutes, ferme de Launoy, Nampteuil-sous-Muret,
bois des Bovettes, Crouttes). Le bataillon participe à la deuxième
bataille de la Marne en juillet et août (Evry, ferme des Maréchaux,
bois Rougis, Forêt de Ris, bois Meunière, Coulonges,
bois dAiguizy, Arcis-le-Ponsart, ferme Longeville, Courville).
Le bataillon finit la guerre en Champagne en septembre et octobre
(Manre, Pont-Naurelle) et en Lorraine en octobre et novembre (Lunéville).
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Vincent
Vouillon a été tué à l'ennemi à
Nanteuil la fosse (Aisne) le 6 mai 1917. Il était soldat au
329ème régiment d'infanterie. De la classe 1916, il
avait été recruté à Macon. Il était
né le 11 juillet 1896 aux Forestiers à Mussy sous Dun,
fils de Jean Vouillon, Tailleur d'habits de 62 ans et de Marie Gautheron
cultivatrice de 39 ans. Il avait un frère jumeau. Son décès
a été transcrit à La Clayette, son nom figurant
sur le monument aux morts de cette commune.
Quelques informations sur le 329ème Régiment d'Infanterie
: en 1914 le régiment est en casernement au Havre. Il fait
partie de la 53ème division dinfanterie. Il est constitué
de 2 bataillons, puis de 3 à partir d'août 1916.
1914 : en août, le régiment se trouve dans l'Aisne (Froidestrées,
Lerzy), puis dans le Nord (Jeumont, Marbaix, bataille de Guise, Ribemont,
ferme de la Jonqueuse). Il participe à la bataille de la Marne
en septembre (Montmirail, Morsains, Montceaux les Provins, Villiers
St Georges, ferme Bouy, Montlevon, Coulonges). Le régiment
retourne dans l'Aisne de la fin septembre à octobre (Sapigneul,
cote 91, combats de la ferme du Choléra et de Berry au Bac)
puis est sur la Somme de fin octobre à décembre (Maricourt,
Vaux Eclusier , Suzanne, sucrerie de Dompierre, Fay).
1915 : le régiment est dans la Somme de janvier à avril
à Carnoy, puis participe à l'offensive dArtois
en mai et juin (Neuville St Vaast, Le Labyrinthe), puis part dans
les Vosges en juillet et août. Le régiment participe
ensuite à la bataille de Champagne en septembre (nord de Perthes
le Hurlus, butte de Tahure). Il retourne dans l'Aisne en décembre
(plateau de Nouvron).
1916 : le régiment stationne dans l'Oise en janvier et février
(Puisaleine, Tracy le Mont), participe à la bataille de la
Somme en juillet et août (attaque d'Estrées et Deniécourt)
puis va en Champagne en septembre (fort de la Pompelle) avant de retourner
dans l'Aisne à partir d'octobre (Sillery, Beaulne, Chivy).
1917 : le régiment sera dans l'Aisne toute l'année (secteur
de Soissons en février et mars : Sorny, Terny, Neuville sur
Margiva). Il se trouve à la ferme Mennejean et à la
tranchée de la Rade en mai, dans le secteur de Laffaux en juin,
au poteau dAilles en juillet, à l'ouest de Saint Quentin
en août, puis au Temple et à Pontavert jusqu'en décembre.
1918 : le régiment se bat dans Oise (Bataille de Noyon, château
de Beine, bois des Minimes), puis va en Alsace en avril (Burnhaupt),
puis participe à la seconde bataille de la Marne en juillet
(nord dEpernay : bois St Marc, Romery, le Paradis, Nanteuil).
Il retourne dans l'Aisne (Montigny, Berry-au-Bac, Recouvrance) où
le régiment finit la guerre. |
Jean Marie Aulas est décédé
à l'ambulance (Hopital de campagne) des suites
d'une blessure par éclat à Verdun le 8 septembre 1917.
Il était sergent au 145ème régiment d'infanterie
territoriale (RIT). Fils de François Aulas, charpentier et
de Claudine Martin, il était né le 12 juillet 1872 aux
Vismats à Mussy sous Dun. Il s'était marié le
26 septembre 1899 à Saint Laurent en Brionnais avec Marie-Louise
Clémencin. Il était instituteur à Baudemont.
Il est inhumé aux côtés de sa femme dans le caveau
familial à Baudemont (voir photo ci-contre). Il est absent
du monument aux morts de Mussy. Son nom est sur celui de la commune
de Baudemont.
Quelques informations sur le 145ème Régiment dInfanterie
Territoriale : la ville de regroupement a été Aix,
puis Nice.
1914 : le régiment est à Nice d'août à
décembre et occupe la place forte de Nice (corvées diverses,
garde de la poudrière du Fort de Saint Antoine, instruction
des territoriaux pour la fin de l'année. Entre le 14 et le
20 septembre, 700 hommes des classes les plus jeunes partent rejoindre
des régiments d'active. Début octobre, un renfort de
1000 hommes arrive de Corse et dAix-en-Provence.
1915 : Le régiment part pour Sainte Menehould puis rejoint
le secteur de Vienne-le-Château (entre février et août).
Les territoriaux travaillent au bois de la Gruerie, à La Placardelle,
à Bagatelle, au ravin de la Houyette, à la Fontaine-aux-Charmes
à la construction de défenses, de réseau de fil
de fer, de gourbis. Ils assurent des corvées diverses et assurent
l'occupation de tranchées des secteurs calmes. Au cours de
ces sept premiers mois au front, le régiment a eu 512 hommes
tués ou blessés. Le régiment part en Champagne
ou il reste entre septembre et décembre. Il arrive à
Saint-Hilaire-le-Grand, après les premières journées
de loffensive française et est chargé de « ramasser
les dépouilles des soldats tués et lénorme
matériel abandonné » qui encombrent les tranchées
et les boyaux de première ligne. Les territoriaux assurent
des travaux divers de réfection de tranchées, de réseaux
de barbelés et assurent la construction d'une voie de chemin
de fer. Deux compagnies sont détachées à Barbonne
(Marne) pour effectuer des travaux forestiers.
1916 le régiment est regroupé à Barbonne, Villeneuve
et Queudes. Il y effectue des travaux forestiers (production de rondins,
de piquets téléphonique) entre janvier et mars puis
part pour la Meuse de mars à juillet (bois de Fay, bois Bouchet,
bois Bourru, Fromeréville, Germonville, Sivry-la-Perche, Vignéville,
Chattancourt) et ensuite rejoint les Vosges de juillet à septembre
(Reherrey, Merviller, Neuviller, Baccarat) puis termine l'année
1916 sur la Somme et en Artois de septembre à décembre
(Suzanne, Maricourt, Combles, Maurepas).
1917 : le régiment rejoint l'Aisne dans le secteur de Berry-au-Bac
et Sapigneul et y reste de janvier à juin. Le 145ème
RIT stationne ensuite à Verdun à partir de juillet (carrières
dHaudromont, Belleray, ravin du Helly). Le 8 septembre, jour
ou Jean Marie Aulas est mortellement blessé par un éclat
d'obus, 440 hommes arrivent du 340ème RIT dissous. D'autres
hommes arrivent encore au fort de Douaumont. Le régiment est
dissous en août 1918, Les bataillons sont affectés aux
40ème et 125ème divisions d'infanterie.
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Joseph
Martin est mort des suites de ses blessures à Nancy (Meuthe
et Moselle) le 16 octobre 1917. Ilavait été
blessé par un avion allemand . Il était soldat de 2ème
classe au 79ème régiment d'infanterie. Il était
né le 19 février 1878 au hameau de la Roche à
Mussy sous Dun, fils de François Martin, propriétaire
cultivateur et de Françoise Durix. Il était entré
comme aide ouvrier au chemin de fer avant de devenir jardinier. Il
s'était marié le 12 septembre 1904 à Berzé
la ville (Saône et Loire) avec Marie Laguette. Son nom absent
sur le monument aux morts de Mussy est sur le monument aux morts de
Berzé.
Quelques informations sur le 79ème Régiment d'Infanterie
: en 1914, le régiment est en casernement à Nancy
et fait partie de la 11ème Division d'Infanterie (DI) jusqu'en
décembre 1916 puis à la 168ème DI jusqu'en novembre
1918.
1914 : Bataille de Morhange le 20 août ; victoires de Lorraine
(Vitrimont le 9 septembre) ; bataille des Flandres en novembre.
1915 : offensive d'Artois le 9 mai ; bataille de Champagne (attaque
du bois et de la Butte du Mesnil du 25 au 30 septembre).
1916 : Bataille de Verdun (bois de Malancourt , Mamelon d'Haucourt
, Côte 104) ; bataille de la Somme (Curlu, Haudecourt en juillet)
1917 : l'Aisne (Verneuil les 5 et 6 mai).
1918 : Offensive de l'Aisne du 18 au 28 juillet).
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Ustazad
Elie BOURSAUD est mort le 11 juin 1918 dans le secteur de Chiry-Ourscamp
(Aisne) des suites de ses blessures au combat.
Il a été blessé au cours de la bataille du Matz
qui s'est déroulée du 9 au 12 juin (attaque allemande
qui visait à prendre la ville de Compiègne). Soixante
mille soldats français ont été mis hors de combat.
Il était capitaine au 164ème Régiment d'Infanterie.
Il était né le 18 mars 1892 à Mussy sous Dun:
Il était fils d'Amédée Boursaud, terrassier sur
le chantier du viaduc et de Marie Duranton. Il est inhummé
dans une tombe individuelle à la nécropole nationale
de Vignemont dans l'Oise (tombe N°171 dans le carré B).
Ustazad Elie Boursaud est le seul officier né à Mussy
(à notre connaissance) qui ait laissé sa vie au combat.
Il est aussi le seul à avoir été décoré
de la légion d'honneur à titre militaire. Son nom se
trouve inscrit sur le monument aux morts de Cluny.
Quelques informations sur le 164ème Régiment d'Infanterie
: en 1914, le régiment est en casernement à Verdun
et Longwy. Il est affecté à la défense de la
foteresse de Verdun. Le régiment est constitué de quatre
bataillon en 1914 et fait partie de la 72ème Division d'Infanterie
de juillet 1915 à novembre 1918.
1914 : Défense de Verdun (Bezonvaux, Damloup, Souvilleen août
; Romagne, côte de Morimont, Azannes, bois d'Ormont Etain à
la fin août) ; bataille de la Marne du 5 au 13 septembre (Julvécourt,
Souilly, Ypécourt) ; bataille de la Woëvre en octobre
(Pintheville, Riaville, Marchéville) ; Verdun (l'Herbebois
et ferme saint André jusqu'en décembre).
1915 : secteur d'Ormes de janvier à mars ; opérations
d'avril en Woëvre à Gussainville (fermes du haut bois
et de l'hopital, Le Mort Homme) ; Woëvre (Vaux les Palameix,
bois des chênots en octobre et novembre).
1916 : bataille de Verdun (bois de Ville, l'Herbebois en février)
; bataille de la Somme (fortin de Biache, le bois Blaise en juillet
puis le bois des loges, Ablaincourt et le Presoir d'août à
décembre)
1917 : Verdun (Vaux devant Domloup, fontaine de Tavannes de janvier
à mai) ; Marne (Mont haut, la cage à poules, le casque
en mai et juin, puis le Téton en juillet).
1918 : Champagne de décembre 17 à février 18
(Main de Massiges) ; Bataille du Matz en mai et juin (Chiry-Ourscamp,
Passel, ravin de Belle Anne, Anthoval, Annel, Janville) ; secteur
de Soissons (Pernant, ravin de Vaux et de Saconin, bois Roger, ferme
Canivet en juillet et août) ; l'Aillette en septembre et octobre
(ravin de Jouy, plateau de la colombe, bois des Marraines, fort de
la Malmaison, Chevregny, Nouvion, bois de Samoussy, Etrepois).
Fiche
mort pour la France du capitaine Boursaud
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