Les soldats morts au combat en 1915

Quinze soldats ont été tués au combat ou sont morts des suites de leurs blessures au cours de l'année 1915 qui fut la plus meurtrière de la guerre.Voici les informations les concernant :

Jean Pierre GARDETTE
Benoit Marie GILLE
Jean Marie FAYARD
Jean Marie DUFFY
Simon Antoine LAROCHE
Joseph Benoit Marie FAYARD
Claude Marie Philémon CHABANON
Etienne François DESMURGER
Philibert Joseph PUILLET
Joachim Claudius LAROCHE
Antoine LAVENIR
Philibert Eugène DUTREMBLY
Francis CHATAIGNER
Claude CHEVALIER

Joannes Marie BAJARD

Jean Pierre Gardette est décédé le 12 mars 1915 au Mesnil les Hurlus (Marne) à l'âge de 22 ans, lors de l'attaque du bois jaune-brûlé. Il était soldat à la 6ème Compagnie du 174ème Régiment d'Infanterie qui faisait partie de la 48ème Division. Il a été porté disparu. Il est né le 3 décembre 1892 à Chauffailles, fils de Claude Marie Gardette (employé de soierie décédé en 1912) et Anaïs Gabrielle Ray. Il était fileur de crin. Voici comment l'historique du régiment relate la bataille au cours de laquelle périt Jean Pierre Gardette : « Dès le 7 mars, le général de Langle avait demandé l'autorisation de faire intervenir, en vue d'une attaque qu'il estimait décisive, le 16ème Corps renforcé de la 48ème Division, entre la cote 116 et la cote 198. Le Généralissime Joffre approuvant ce projet, l'offensive du 16ème Corps commence le 12 mars. Les 31ème et 48ème Divisions attaquent sur le front compris entre la cote 199 et le chemin Mesnil-Tahure. Aux deux ailes, l'action du 16ème Corps est appuyée par les 1er et 4ème Corps. A la 31ème Division, les deux bataillons du 142ème Régiment d'Infanterie, lancés à l'attaque à 10h30, sont arrêtés par le barrage d'artillerie et les mitrailleuses. Nous n'avons enlevé, en fin de journée, qu'un élément de tranchée au nord de la cote 196. A la 48ème Division, deux compagnies du 174ème Régiment d'Infanterie ont pris une tranchée à l'est du bois Jaune-Brûlé (Jean Pierre Gardette est mort au cours de cette attaque). A 18 heures, nos efforts nouveaux restent infructueux, mais toutes les contre-attaques allemandes échouent ». Les combats continuent jusqu'au 16 mars sans résultats décisifs sur le terrain. Le généralissime Joffre ordonne au général de Langle de suspendre l'offensive le 17 mars 1915.
Quelques informations sur le 174ème Régiment d'Infanterie : créé en 1915, le régiment est en casernement à Salon de Provence avant de monter au front. Il fait partie de la 48ème DI de février 1915 à décembre 1916, puis à la 167ème DI jusqu'en novembre 1918.
1915 : Champagne (bataille du Bois Jaune Brûlé début mars) ;
1916 : Bataille de Verdun ;
1917 : Aisne (Loivres , bois de Séchamp) ;
1918 : offensive de l'Aisne du 18 au 28 juillet (Bessiares, Epau, Bétu, Beuvardes) ; Champagne (Butte de Souain , Ferme Médéah en août, crête d'Orfeuil, La Recouvrance en octobre.

Fiche Mort pour la France de Jean Pierre Gardette

 

Benoit Marie Gille est décédé à l'hôpital militaire extra-muros section sud de Toul à 3 heures du matin le 5 avril 1915 . Il était soldat du 168ème Régiment d'Infanterie dans la 6ème compagnie. Fils de Benoit Gilles et de Jeanne Marie Livet, propriétaires cultivateurs au Bois ramé, il est né le 27 mars 1877. Il s'était marié le 5 juin 1904 avec Benoite Marie Ballandras. Il repose dans la tombe individuelle N° 61 de la nécropole nationale de Choloy-Menillot (Meurthe et Moselle).
Quelques informations sur le 168ème Régiment d'Infanterie dit : « Les Loups du Bois Le Prêtre » : en 1914, le régiment est en casernement à Toul au fort de Frouard. Le régiment est affecté à la défense de la forteresse de Toul. D'abord brigade active de Toul (septembre à décembre 1914.), le régiment est intégré à la 73ème Division d'Infanterie (DI) d'août à juin 1915, puis à la 128ème DI jusqu'à novembre 1918.
Le régiment a eu 4 citations à l'ordre de l'Armée et 1 citation à l'ordre du Corps d'Armée et la Fourragère jaune.
1914 : en garnison dans les forts de Toul Manonville en août ; bois de la Rape le 6 septembre ; Woëvre (Beaumont le 24 septembre) ; reprise de l'offensive au Bois le Prêtre entre septembre et décembre) ;
1915 : Woëvre entre janvier et juin (bois le Prêtre, Croix des Carmes, tranchée de Fay, Quart en Réserve) ; Argonne (bois de la Gruerie en juillet et septembre puis secteur de St Thomas, La Harazée ; bataille de Champagne (Servon le 25 septembre) ;
1916 : Lorraine ( Reillon, Blémerey, La Vezouze jusqu'en juin) ; bataille de Verdun (ravin de Froideterre, Fleury en juin et juillet ; St Mihiel de juillet à décembre (forêt d'Apremont, bois d'Ailly) ; Verdun en décembre (Louvemont) ;
1917 : Le Chemin des Dames (avril-mai) ; en Champagne (Mont sans Nom, Vaudesincourt puis Souain en juillet et -août) ; Verdun (Caurières, ravin du Bazil, Samogneux, Les Chambrettes du 25 octobre au 6 novembre, les Fond des Caures le 25 novembre) ; En octobre 1917, un bataillon du 417ème RI dissous, rejoint le 168ème RI ;
1918 : Lorraine (Badonviller de décembre au 17 avril) ; Marne (Moulin de Laffaux, bois de Cresnes, Faverolles, Vouty, Violaine) ; Soissons (Chevillecourt, Morsain, Vézaponin, Montécouvé en août) ; Flandres ( Langemarck, Staden, Izegem, La Lys de septembre à novembre).

Transcription du décès de Benoit Marie Gille

 

Jean Marie Fayard est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital militaire 49, rue Carnot à Commercy (Meuse) le 19 avril 1915. Il était soldat de 2ème classe au 227ème Régiment d'Infanterie. Fils de Benoit Marie Fayard, propriétaire cultivateur et de Claudine Gauthier, il était né le 3 février 1886 à Mussy-sous-Dun. Cultivateur, il résidait au bourg, était marié à Marie Augustine Martin et était père d'Augustine née le 1er novembre 1914. Elle sera pupille de la nation.
Quelques renseignements sur le 227ème Régiment d'Infanterie : en 1914 le régiment est en casernement à Dijon et est intégré à la 76ème Division d'Infanterie de juin 1915 à novembre 1918. Le régiment a une citation à l'ordre de l'Armée.
1914 : bataille de Sarrebourg (Haut-Clocher, Dolving, Gosselming du 18 au 20 août, Domptail, Saint Pierremont le 11 septembre, Sampigny le 24 septembre ; forêt d'Apremont (attaque du 1er octobre de la Croupe de la Louvière -Tête à Vache- bois de Marbotte, corne du bois d'Ailly le 27 octobre, bois brûlé).
1915 : Bois d'Apremont de janvier à mai (Bois Brûle, Ailly, Vaux-Ferry puis la Louvière) ; Reprise de l'offensive (Bois de Mortmare du 5 au 8 avril, Flirey, bois de Mortmare d'avril à décembre).
1916 :Bataille de Verdun (bois de Malancourt, ruisseau des Forges, bois d'Avocourt en mars, attaque du bois Carré d'Avocourt le 11 avril) ; Vosges de mai à novembre (secteur de Lusse, cotes 607 et 766, Wissembach -St Dié- ferme Bellefosse en juillet) ; embarquement fin décembre à bord du « Duc D'Aumale » et du « Châteaurenault » pour Salonique.
1917 : Armée d'Orient vers l'Albanie en février (Koritsa, col de Tchata, Lac Okrida et Prespa en mars, rocher de l'Arbre Sec, Piton Rouge en avril, attaque du piton Rond en juin) ; Nord de Monastir (août 1917 à avril 18 sur la cote 1248) ;
1918 : Albanie (lac Okrida) ; Serbie(au nord de Monastir en septembre).

Transcription du décès de Jean Marie Fayard

 

Jean Marie Duffy a été tué à l'ennemi le 9 mai 1915 à Souchez (Pas de Calais). Il était soldat du 97ème Régiment d'Infanterie. Fils de Claude Marie Duffy, cultivateur et de Benoite Marie Livet, tisseuse, il était né le 2 juin 1880 à Mussy-sous-Dun. Il repose dans la tombe N°7932, carré 40 de la nécropole nationale de Notre Dame de Lorette à Ablain Saint Nazaire. Le nom de Jean Marie Duffy figure aussi sur le monument aux morts de Saint Amour Bellevue, commune où son décès a été transcrit.
Quelques renseignements sur le 97ème Régiment d'Infanterie : en 1914, il est en casernement à Chambéry et fait partie de 44ème Division d'infanterie (DI) d'août 1914 à fin septembre 1914 puis à la 77e DI jusqu'en novembre 1918.
1914 : Opérations d'Alsace en août et victoires de Lorraine (Saint Dié, La Chipotte);
1915 : Offensive d'Artois en mai et juin (Carency, Souchez, Côte 140, cöte 119 le 9 mai) ; Artois (cimetière de Souchez, cabaret rouge le16 juin), Souchez, côte 119 le 25 septembre) ;
1916 : bataille de Verdun (Vaux en mai, Damloup en octobre) ; bataille de la Somme (Barleux du 4 au 6 septembre) ;
1917 : Aisne (Vailly, Soupir le 16 avril, le Chemin des Dames en avril et mai) ; Vosges (Le Schonholz) ;
1918 : Somme (Camy sur matz, Plémont, Plessier de Roye du 28 mars au 1er avril) ; Champagne (Epernay, Montagne-de-Reims du 15 juillet au 1er août) ; Flandres (Hooglède, passage de la Lys).

 



La nécropole de Notre Dame de Lorette où est inhumé Jean Marie Duffy

Simon Antoine Laroche est décédé des suites de coups de feu au combat, à 10 heures du matin le 10 mai 1915, à Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais). Son décès n'a pu être constaté par l'officier, le capitaine Louis René Baliot en raison des combats. Son corps n'a pas été retrouvé, mais son décès a été attesté par deux soldats de son bataillon. Il était chasseur 1ère Classe dans la 4ème compagnie du 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied. Fils de Jean Laroche, propriétaire cultivateur aux Trouillets et de Claudine Dumoulin, il est né le 31 décembre 1886 à Mussy-sous-Dun.
Quelques informations sur le 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied : en 1914, le casernement du bataillon est situé à Raon-l'Etape. Le bataillon fait partie de la 13ème Division d'Infanterie durant toute la guerre.
1914 : opérations des 1ère et 2ème Armées : Badonvilliers, Le Donon, la Chipotte (août) ; course à la mer (Suippes , Souain du 15 au 21 septembre) Flandres : Proven (novembre) ; offensive de la 10ème Armée en Artois : attaque du Bois Boche , Lorette (17 et 18 décembre).
1915 : offensives de mai-juin et Septembre en Artois (cimetière de Souchez le 16 juin et Givenchy en Gohelle en septembre).
1916 : bataille de Verdun : Eix , Douaumont (25 février) , Bois de la Caillette , Thiaumont (27 avril) ; bataille de la Somme : Estrée , Ablaincourt , Génermont (juillet-août).
1917 : Chemin Des Dames : Laffaux (16 avril).
1918 : Champagne (juillet) Conquête de la Hundling-Stellung.

Transcription du décès de Simon Antoine Laroche

 

Joseph Benoit Marie Fayard est décédé le 14 mai 1915 au Bois d'Ailly (Meuse). Il était soldat au 10ème Régiment d'Infanterie. Fils de Benoit Marie Fayard et de Claudine Gauthier, il était né le 29 septembre 1891 à Mussy-sous-Dun. Il meurt moins d'un mois après son frère.
Quelques renseignements sur le 10ème Régiment d'Infanterie : en 1914, le régiment est en casernement à Auxonne et Dijon et fait partie de la 15ème division d'Infanterie. Il est constitué de 3 bataillons. Le régiment aura au cours de la guerre 2 citations à l'ordre de l'armée, fourragère verte.
1914 : les victoires de Lorraine : Bataille de Sarrebourg du 18 au 20 août ; trouée de Charme en septembre (Séranville ; Vathiménil) ; bataille de la Woëvre (Saint Mihiel du 26 au 28 septembre) ;
1915 : Woëvre (Saint-Mihiel, bois d'Ailly, Vaux Féry de janvier à septembre) ; bataille de Champagne (Butte de Tahure le 25 septembre) ;
1916 : Woëvre (forêt d'Apremont en début d'année) ; bataille de Verdun (Fleury, Haie Renard en juillet et août) ; Lorraine (en fin d'année) ;
1917 : Champagne (vallée de la Tourbe, Suippes, La Courtine jusqu'en juillet)
1918 : butte du Mesnil ; attaque vers l'Oise ( Fontaine-Notre Dame, Aisonville, Bernoville, Tupigny en mars et avril).

Transcription du décès de Joseph Benoit Marie Fayard




Inscription sur la tombe de la famille Fayard

Claude Marie Philemon Chabanon est décédé à l'hôpital militaire 28, rue levée du Breuil à Commercy (Meuse), à 7 h du soir le 18 mai 1915. Il était soldat au 10ème Régiment d'Infanterie. Fils de Jean Marie Chabanon propriétaire cultivateur à La Combe et de Marie Claudine Dargaud, il était né le 3 novembre 1891. Il était célibataire.
Quelques renseignements sur le 10ème Régiment d'Infanterie : en 1914, le régiment est en casernement à Auxonne et Dijon et fait partie de la 15ème division d'Infanterie. Il est constitué de 3 bataillons. Le régiment aura au cours de la guerre 2 citations à l'ordre de l'armée, fourragère verte
1914 : les victoires de Lorraine : Bataille de Sarrebourg du 18 au 20 août ; trouée de Charme en septembre (Séranville ; Vathiménil) ; bataille de la Woëvre (Saint Mihiel du 26 au 28 septembre) ;
1915 : Woëvre (Saint-Mihiel, bois d'Ailly, Vaux Féry de janvier à septembre) ; bataille de Champagne (Butte de Tahure le 25 septembre) ;
1916 : Woëvre (forêt d'Apremont en début d'année) ; bataille de Verdun (Fleury, Haie Renard en juillet et août) ; Lorraine (en fin d'année) ;
1917 : Champagne (vallée de la Tourbe, Suippes, La Courtine jusqu'en juillet)
1918 : butte du Mesnil ; attaque vers l'Oise ( Fontaine-Notre Dame, Aisonville, Bernoville, Tupigny en mars et avril).

Transcription du décès de Claude Marie Philémon Chabanon

 

Etienne François Desmurger a été porté régulièrement disparu le 12 mai 1915 à Carency (Pas-de-Calais). Il a été retrouvé sur le champ de bataille le 18 mai 1915. Il était soldat au 269ème Régiment d'Infanterie. Fils de Claude Desmurger et d'Etiennette Michon, propriétaires récoltants aux Matys, il était né le 9 août 1878 à Mussy-sous-Dun et était marié. Il repose à la nécropole nationale Notre Dame de Lorette, dans la tombe individuelle N°14996, rang 10, carré 74.
Voici les circonstances dans lesquelles Etienne François Desmurger a été tué, telles qu'elles ont été relatées dans l'historique du régiment : « la journée du 12 mai apporte à la 7ème division la récompense de sa bravoure et de son opiniâtreté. Par deux attaques convergentes, partant l'une de l'ouest, l'autre de l'est, menées avec une magnifique ardeur, nos troupes encerclent les défenseurs de Carency, dont les derniers îlots tombent entre nos mains ; la résistance ennemie fut particulièrement acharnée autour d'une carrière profonde de 80 mètres où les Allemands avaient organisé un fort complet avec casemates et abris-cavernes. Un millier de prisonniers saxons et bavarois, dont un colonel, sont capturés dans les ruines ».
Quelques renseignements sur le 269ème régiment d'infanterie : en 1914 le régiment est en casernement à Nancy et Toul et fait partie de la 139ème Brigade d'Infanterie; 70ème Division d'Infanterie (DI) ; 20ème région; 2ème Groupe de Réserve. Il appartient à la 70ème DI d'août 1914 à janvier 1918 ;
1914 : les victoires de Lorraine (Einville le 1er septembre, Réméréville, Courbesseaux et la Forêt de Champenoux le 13 septembre) ; course à la mer ; offensive en Artois (Vimy, Souchez, Berthonval du 16 au 20 décembre) ;
1915 : offensive d'Artois (Carency, Souchez, cote 140, cote 119 en mai) ; opérations en Artois (bois de Givenchy en Gohelle , Cinq chemins le 25 septembre) ;
1916 : bataille de Verdun (ouest de Douaumont du 22 mars au 2 avril) ; bataille de la Somme (Omiécourt le 5 septembre, bois des Berlingots le 12 septembre, Biaches et La Maisonnette le 18 octobre) ;
1917 : Aucune information pour le moment ;
1918 : dissolution du régiment en janvier 1918. Certains soldats rejoignent le 226ème régiment d'infanterie.

Transcription du décès d'Etienne François Desmurger

 



Le mémorial de Notre Dame de Lorette

Philibert Joseph Puillet est décédé à 11h15 le 31 mai 1915 à l'ambulance 5/51 d'Amiens (soit l'hôpital de campagne) des suites de blessures reçues à l'ennemi. Il repose à la Nécropole Nationale d'Amiens St Acheul (Somme) tombe n° 2536. Il était Chasseur dans la 5ème compagnie du 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied. Fils de Jean-Claude Puillet et Jeanne Marie Martin cultivateurs à Musset (Chauffailles), il était né le 8 mars 1888 à Chauffailles et s'était marié avec Marguerite Francine Matthieu le 1er juillet 1914..
Quelques informations sur le 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied : en 1914, le casernement du bataillon est situé à Raon-l'Etape. Le bataillon fait partie de la 13ème Division d'Infanterie durant toute la guerre.
1914 : opérations des 1ère et 2ème Armées : Badonvilliers, Le Donon, la Chipotte (août) ; course à la mer (Suippes, Souain du 15 au 21 septembre) Flandres : Proven (novembre) ; offensive de la 10ème Armée en Artoise : attaque du Bois Boche, Lorette (17 et 18 décembre).
1915 : offensives de mai-juin et Septembre en Artois (cimetière de Souchez le 16 juin et Givenchy en Gohelle en septembre).
1916 : bataille de Verdun : Eix, Douaumont (25 février), Bois de la Caillette, Thiaumont (27 avril) ; bataille de la Somme : Estrée , Ablaincourt , Génermont (juillet-août).
1917 : Chemin Des Dames : Laffaux (16 avril).
1918 : Champagne (juillet) Conquête de la Hundling-Stellung.

Transcrition du décès de Philibert Joseph Puillet









Tombe du soldat Puillet à Amiens

Joachim Claudius Laroche est tué le 21 juin 1915 sur la colline d'Achibaba ( Turquie). Il était soldat au 6ème Régiment d'Infanterie Coloniale mixte. Fils d'Antoine Laroche cultivateur à La Roche et de Jeanne Marie Laroche, il est né le 20 novembre 1893 à Mussy-sous-Dun. Son frère cadet sera tué en 1917.
Quelques renseignements sur les 6ème et 56ème Régiments d'Infanterie Coloniale : en 1914, le 6ème RIC est en casernement à Lyon et fait partie de la 1ère Division Coloniale jusqu'en octobre 14, puis de la 76ème DI jusqu'en juin 1915, puis de la 15ème DIC jusqu'en novembre 1918.
1914 : Vosges (col de la Chipotte ; Larifontaine les 3, 4 et 5 septembre) ; bataille de Morhange (Sarrebourg) ;
1915 : Opérations en Argonne en juillet et août ; bataille de Champagne (bois Guillaume II, Souin ; Retranchement des Vandales entre les 25 et 30 septembre)
1916 : Bataille de la Somme (Barleux ; Belloy en Santerre enjuillet) 
1917 : le Chemin des Dames en avril et mai) ; Verdun (Les Chambrettes entre le 25 octobre et le 6 novembre) ;
1918 : Mailly-Raineval (12 juillet au 8 août) ; Les Eparges le12 septembre ; Hauts-de-Meuse du 7 au 10 novembre.
Le 56ème RIC est constitué en 1915 et combat aux Dardanelles (Turquie) de mai à décembre 1915.

Transcription du décès de Joachim Claudius Laroche

 

Antoine Lavenir a été tué à l'ennemi le 8 juillet 1915 au bois le prêtre à Pont à Mousson (Meurthe et Moselle). Il était caporal au 353ème régiment d'infanterie. Il est né le 25 mars 1878 à Ozolles. Son nom figure aussi sur le monument au morts de sa commune de naissance et sur le monument de Varennes sous Dun. Il était marié à Marie Antoinette Fayard et était père d'une petite fille, Emilienne née le 23 mars 1915 (pupille de la nation). Son décès a été transcrit au Creusot.
Voici les circonstances au cours desquelles Antoine Lavenir a été tué: «  à partir du 29 juin 1915, les allemands vont tenter une contre attaque dans le secteur du bois Le Prêtre avec des bombardements intenses et des attaques (aux environs de Pont à Mousson). L'historique du régiment relate la journée du 8 juillet : « le 8 juillet, le même bombardement violent reprend pour augmenter d'intensité et même prendre un caractère d'une extrème violence. La première ligne du 6ème bataillon est détruite, la position devient intenable. A 16h45, l'ennemi sort et réussit à gagner quelques mètres de terrain. Grâce à son énergie, et malgré ses grosses pertes, ce bataillon réussit à reprendre une partie du terrain cédé, et résiste avec succès aux contre-attaques ennemies qui se sont multipliées dans la soirée. De son coté, le 5ème bataillon attaque, et l'opération vigoureusement menée réussit à la satisfaction de tous. Ce bataillon retranché sur sa position conquise, résiste à toutes les contre-attaques ennemies. Les pertes de ce jour : 310 hommes environ au 6ème bataillon », dont Antoine Lavenir.
Quelques renseignements sur le 353ème Régiment d'Infanterie : en 1914 le régiment est en casernement à Fontainebleau et fait partie de la 73ème Division d'Infanterie. Le régiment est constitué de 2 bataillon. Le régiment est dissous en juin 1916. Les soldats rejoignent les 346ème et 35ème RI pour former leur 3ème bataillon.
1914 : Villers sous Preny, Atton Croix de Metz, Royaumeix en août ; Crévic le 6 septembre ; Bataille de la Woëvre et des Hauts-de-Meuse (Apremont le 10 septembre, Troyon du 12au 14 septembre, Limey le 20, le bois de Mort-Mare le 21, le bois Brûlé, et Lirouville les 22 et 2 septembre ; Bois le Prêtre (Mamey, auberge Saint Pierre, forêt de Punevelle en octobre puis Le Pillement, la maison du Père Hilarion et le Mouchoir en novembre et décembre).
1915 : Woëvre : Père Hilarion et croix des Carmes de janvier à mars, Bois Le Prêtre du 2 au 14 avril puis Le Hors-Bois en mai et le Gros Chêne en juillet et août et enfin le secteur du Mouchoir et de la tranchée des Carmes de septembre 1915 à mai 1916.

 

Philibert Eugène Dutrembly est décédé le 25 septembre 1915 à Ripont (Marne) à l'âge de 20 ans. Il était soldat au 160ème Régiment d'Infanterie. Fils de Jean Marie Dutrembly, cultivateur à Pierre-Chèvre et de Catherine Philoméne Bajard, il est né le 5 août 1895 à Mussy-sous-Dun. Il était célibataire. Circonstances du décès d'Eugène Dutrembly relatées dans l'historique du régiment : " une offensive de l'armée française a été fixée à la date du 25 septembre 1915 en Champagne. Cette offensive se déclencha entre la vallée de la Suippe et la lisière ouest de la forêt d'Argonne, dans ces plaines nues et grises. Cette offensive dura 12 jours. Le 160ème régiment intervint dans le secteur de Beauséjour, aux alentours de la butte du Mesnil. Lors de l'attaque, il pu atteindre d'un seul bond la première ligne allemande. Il allait se ruer sur la deuxième ligne lorsque, subitement, se révélèrent, à gauche, deux mitrailleuses. Surpris, déconcertés, voyant déjà leurs rangs décimés, les fantassins français s'arrêtèrent, puis refluèrent précipitamment vers la droite. Le feu des deux mitrailleuses bloqua plusieurs sections du 160ème RI dans la parallèle de départ". Eugène Dutrembly est mort au premier jour de l'offensive.
Quelques renseignements sur le 160ème Régiment d'Infanterie : en 1914, le régiment est en casernement à Toul et fait partie de la 39ème Division d'infanterie (DI), puis à partir de décembre 1916, à la 168ème DI jusqu'en novembre 1918.
1914 : Bataille de Morhange ; course à la mer (Fouquescourt, Arvilliers, Souastre le 3 octobre, Hébuterne le 4 octobre, Gommécourt le 5 octobre) ; bataille des Flandres en Belgique (Boezingue , Langemark , Bikschote à la fin octobre)
1915 : Offensive d'Artois (La Targette, Neuville St Vaast, Vimy en mai et juin) ; bataille de Champagne (Beauséjour le 25 septembre) ;
1916 : Verdun (côte du Poivre , Carrières d'Haudremont en février), Côte 304 en avril ; bataille de la Somme (Maurepas, Combles à la fin septembre)
1917 : Champagne (Bermericourt le 16 avril) ; Verdun (cote 344 le 9 septembre)
1918 : Marne du 15 au 31 juillet ; Tahure.

Transcription du décès d'Eugène Dutrembly

 

Francois Félix Chataigner a disparu le 30 septembre 1915 à Ripont (Marne). Il était soldat de 2ème classe dans le 2ème bataillon de chasseurs à pied. Porté disparu, son décès a été fixé par le tribunal de Charolles le 18 février 1921. Il était né le 18 septembre 1888 à Gibles. François Chataigner a été tué au cours de la même offensive que son compagnon Philibert Eugène Dutrembly. Il est prénommé Francis à tort sur le monument au mort de Mussy et son nom figure avec le bon prénom sur le monument aux morts de Varennes sous Dun. Son décès a été transcris à Varennes sous Dun.
Quelques renseignements sur le 2ème Bataillon de Chasseurs à pied : en 1914, il est en casernement à Lunéville et fait partie de la 11ème Division d'infanterie (DI) d'août 1914 à avril 1915, puis à la 153ème DI jusqu'en décembre 1916 et retour à la 11ème DI jusqu'en novembre 1918.
1914 : Bataille de Morhange le 20 août ; victoires de Lorraine (Vitrimont le 9 septembre ; Somme (Chuignes, Mametz du 25 septembre à la mi octobre) ; Belgique (St Eloi , bois 40 le ler novembre, Boësinghe, Pilkem le 19 novembre, Wydendreft le 4 décembre) ;
1915 : Armées du Nord - Canal de l'Yperlée (l'Yser, Lizerne, Steenstraate le 18 avril) ; Offensive d'Artois (Souchez, Neuville St Vaast le 9 mai) ; Bataille de Champagne (Maisons de Champagne le 28 septembre) ;
1916 : Bataille de Verdun ( Louvemont, Douaumont, côte 304 en février) ; Somme (Maurepas en juillet)
1917 : Le Chemin des Dames (30 juillet) ; Aisne (La Malmaison fin octobre) ;
1918 : Somme (Bois des Brouettes, le Gros-Hêtre, Castel le 12 juillet) ; Offensive de l'Aisne du 18 au 28 juillet) ; Picardie (Moreuil le 8 août) ; Aisne (Plateau de Moisy, Mont des Singes).

 

Claude Chevailler est décédé à 7 heures du matin à l'Epine de Vedegrange, sur le champ de bataille le 6 octobre 1915, sur la commune d'Auberives en Suippes (Marne). Il était Caporal à la 21ème compagnie du 297ème Régiment d'Infanterie. Fils de Louis Chevailler et d'Antoinette Livet, il était né le 3 janvier 1885. Il était cultivateur au hameau de la Combe et était marié avec Marie Louise Bidaut. Il avait un fils, Jean Claude né le 27 novembre 1914 qui sera pupille de la nation. Son nom est orthographié Chevalier sur le monument de Mussy et Chevallier à Chauffailles par erreur. Voici les circonstances dans lesquelles Claude Chevailler a été tué, telles qu'elles ont été relatées dans l'historique de son régiment : « la nouvelle attaque se déclencha le 6 octobre, par un temps brumeux qui gêna beaucoup le tir de notre artillerie. Dix divisions fraîches avaient été acheminées vers la Champagne. Le général de Castelnau disposait de trente cinq divisions, dix sept affectées à la 2ème Armée et dix-huit à la 4ème. A 5h20 du matin, les vagues d'assaut reprirent leur élan. Les tirailleurs marocains enlevèrent presque sans coup férir la tranchée des Vandales qui, prise le 25 septembre par les coloniaux, n'avait pu être conservée. Ils la dépassèrent d'un kilomètre, mais finirent eux-mêmes par être refoulés. Sur tous les autres points, la deuxième position allemande resta aussi invulnérable que dans les journées de la fin de septembre. Le seul résultat important de cette reprise de la bataille fut l'enlèvement du village et de la butte de Tahure, emportés d'assaut par un régiment normand. L'ennemi tenta, pour les réoccuper, une série de contre-attaques qui échouèrent. Ce même 6 octobre, tout le 297ème RI est engagé à l'Epine de Védégrange et disparaît presque en entier dans la fournaise (Claude Chevailler n'avait donc quasiment aucune chance de survivre). Sur d'autres points, malgré l'absence de gains appréciables, nos troupes se signalèrent par de glorieux exploits. Au nord de la ferme de Navarin, des régiments de l'Est et d'Afrique se lancèrent impétueusement à l'assaut, firent de nombreux prisonniers au Xème Corps d'armée allemand arrivé récemment de Russie, poussèrent de l'avant, puis, s'organisèrent dans les tranchées conquises ».
Quelques renseignements sur le 297ème Régiment d'Infanterie (RI) : en 1914, le régiment est en casernement à Chambéry. Il est constitué de deux bataillons, puis trois en juillet 1915 avec l'adjonction d’un bataillon du 357ème RI). Le régiment fait partie de la 129ème Division d'infanterie de juin 1915 à novembre 1918. Une citation du régiment à l'ordre de l'armée
1914 : frontière Italienne d'août à septembre (Bourg St Maurice, Modane ; Lorraine (Domèvre, Blâmont, La Mortagne, Cirey sur Vezouze de septembre à décembre) ;
1915 : Alsace (Steinbach, Sandozwiller en janvier et février puis  Gérardmer, Le Gaschney en mars, attaque du Sillacker en mai, La Fontenelle en juillet et Le Linge en août et septembre) ; bataille de Champagne (Epine de Védégrange du 27 septembre au 7 octobre) ; Vosges (Corcieux en novembre et décembre) ;
1916 : Vosges (Bruyères de janvier à mai) ; Verdun (côte de Froideterre, bois Navé en juin, bois le Prêtre de juillet à octobre) ; Somme (Biaches, La Maisonnette en décembre) ;
1917 : Somme puis Chemin des Dames (Epine de Chevrigny en juin et juillet et Vauxaillon en août) ; Aisne (La Malmaison, bois 160 en octobre) ; Nord (Cambrai en novembre et décembre). Des soldats du 44ème RIT furent affectés au 297ème RI en juin 1917 ;
1918 : Flandres (Le Scherpemberg, Le Kemmel, Butterfly en mai) ; Oise (Courcelles, plateau de Méry, Mortemer  puis Boulogne la Grasse et le moulin de Conchy-Les-Pots Ecuvilly, Guiscard de juin à août et Fresnières le 19 août) ; Lorraine (Arracourt en octobre et novembre).

Transcription du décès de Claude Chevailler

 

Joannes Marie Bajard est décédé le 4 décembre 1915 à son domicile à Mussy. Il était né à Mussy-sous-Dun le 22 juillet 1884. Il était le fils de Auguste Marie Bajard et de Marie Augustine Jolivet, Boulangers à Mussy-sous-Dun. Son nom est sur le monument aux morts bien qu'il n'ait pas été déclaré mort pour la France. Les raisons de son décès à 31 ans sont inconnues mais sont sans doute liées à la guerre. Nous n'avons pas d'autre information pour le moment.

Transcription du décès de Joannès Marie Bajard

 


Fiches des "Morts pour la France" de Mussy-sous-Dun année
1915

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